Trump promet de "sauver l'Amérique" contre le "corrompu" Biden, trois ans après l'attaque du Capitole

par Antoine LLORCA avec l'AFP
Publié le 7 janvier 2024 à 8h25, mis à jour le 7 janvier 2024 à 8h51

Source : TF1 Info

Donald Trump a promis ce samedi qu'il allait "sauver l'Amérique" et gagner la présidentielle 2024 en novembre face au "corrompu" Joe Biden.
Le 15 janvier, il fera face dans huit jours aux électeurs de l’Iowa, petit État du Midwest qui lance le bal des primaires républicaines.

Une promesse, trois ans après une attaque sans précédent contre la démocratie américaine. En campagne électorale, Donald Trump a assuré ce samedi qu'il allait "sauver l'Amérique" en gagnant la présidentielle de novembre 2024 contre le "corrompu" Joe Biden dans un pays "défaillant" et au bord de la "Troisième guerre mondiale".

Trois ans jour pour jour après l'assaut du Capitole par ses partisans et qu'il est accusé d'avoir encouragé, l'ancien président républicain a enchaîné les meetings dans l'Iowa (Midwest). Ce petit État du Midwest organise le 15 janvier ses caucus et lance ainsi le bal des primaires républicaines de 2024, lui donnant depuis un demi-siècle un poids surdimensionné dans la campagne présidentielle. L'ex-star de la télévision, qui rêve d'être réélu en novembre et de retourner à la Maison Blanche le 20 janvier 2025 malgré ses nombreux déboires judiciaires, fera face dans huit jours aux électeurs pour la première fois depuis son départ avec fracas de la présidence le 20 janvier 2021. 

"Je suis un dictateur"

Trois ans après l'attaque contre le siège du Congrès à Washington par ses partisans le 6 janvier 2021, Donald Trump a affirmé dans deux discours décousus de plus de deux heures chacun, dans les petites villes de Newton et de Clinton, qu'il allait "gagner pour la troisième fois" la présidentielle en novembre. Pour rappel, l'ancien chef d'État a largement perdu l'élection présidentielle de 2020, mais continue d'affirmer sans preuves concrètes que le scrutin lui a été "volée".

Le traitant d'"incompétent", de "corrumpu" et de "pire" président de l'histoire des États-Unis, Donald Trump, 77 ans, a jugé que la première puissance mondiale était "en déclin". Évoquant les guerres en Ukraine, à Gaza, les tensions avec l'Iran ou la Chine, il a mis en garde ses centaines de partisans. Si Joe Biden est réélu, le pays risque la "Troisième guerre mondiale" et la "Dépression" comme dans les années 1930. "Nous sommes une nation défaillante" et "nous allons la ramener de l'enfer", a-t-il lancé en soirée dans une école de Clinton en se vantant d'être "le seul candidat capable de sauver l'Amérique de chaque catastrophe de Biden".

Biden / Trump : tous les coups sont permisSource : JT 20h WE

Ironisant sur les avertissements des démocrates et de médias d'un risque de "dictature" Trump en cas de second mandat, l'homme d'affaires a proclamé sous les rires et applaudissements : "Je suis un dictateur". La veille, dans un discours en Pennsylvanie axé sur la démocratie en danger, Joe Biden avait comparé la rhétorique de son rival à celle de "l'Allemagne nazie".

Large en tête dans le camp républicain

En dépit de ses déboires judiciaires et du risque de prison pour ses tentatives de changer en sa faveur les résultats de la présidentielle 2020, les sondages créditent Donald Trump de 60% des voix républicaines face à ses principaux adversaires, Nikki Haley et Ron DeSantis, qu'il ne s'est pas privé de moquer. Dans l'Iowa et dans nombre d'Etats conservateurs, le septuagénaire dispose d'une base très fidèle qui balaie d'un revers de main ses frasques et ses ennuis judiciaires.

L'attaque contre le Capitole, temple de la démocratie américaine, demeure un sujet de profonde division aux États-Unis. Un quart des Américains et 44% des électeurs trumpistes pensent, sans preuve, que la police fédérale (FBI) en est à l'origine, selon un sondage du Washington Post et de l'université du Maryland. Une théorie largement amplifiée par Donald Trump et les médias ultraconservateurs comme Fox News.


Antoine LLORCA avec l'AFP

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