VIDÉO - Primaire républicaine : Nikki Haley peut-elle battre Donald Trump ?

Publié le 22 janvier 2024 à 12h25

Source : TF1 Info

RonDeSantis a tiré sa révérence dimanche, laissant Nikki Haley seule rivale à Donald Trump pour l'investiture républicaine.
La primaire du New Hampshire, mardi, pourrait être sa dernière chance de rattraper son retard.
Pour séduire les électeurs, l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud tente d'incarner le "tout sauf Trump".

"Que la meilleure femme gagne". Non sans ironie, Nikki Haley a évoqué dimanche le retrait de Ron DeSantis dans la course à l'investiture républicaine. Désormais seule rivale de Donald Trump, l'ex-ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies a pourtant du retard à rattraper, tant l'ancien président reste le favori des sondages. Le scrutin de mardi dans le New Hampshire s'annonce déjà décisif, et devrait permettre d'y voir plus clair dans les intentions de vote des électeurs.

L'ancienne gouverneure de Caroline du Sud joue en effet son va-tout dans cet État, vu comme sa meilleure chance après une décevante troisième place dans l'Iowa remportée il y a une semaine par Donald Trump. Nikki Haley n'a pas droit à l'erreur : aucun candidat n'a jamais échoué à remporter l'investiture républicaine après avoir gagné dans ces deux premiers États. La route de Donald Trump vers sa nomination officielle comme candidat face à Joe Biden à la présidentielle pourrait ainsi être complètement dégagée dès cette semaine.

Trump, un "aimant" attirant le "chaos"

Consciente de l'enjeu, Nikki Haley jette ses dernières forces dans le combat. "Tout se résume à ce que vous voulez : quelque chose de nouveau ou ou voulez-vous revenir à un pays où les dirigeants décident qui est une bonne ou une mauvaise personne ?", a-t-elle lancé à ses partisans dimanche soir. La veille, la candidate n'avait pas hésité à remettre en question la capacité mentale de Donald Trump à gouverner, après que l'ancien président de 77 ans a semblé la confondre avec une autre responsable politique.

"Il n'est juste pas au même niveau qu'en 2016. Je pense qu'on peut voir en partie ce déclin", a-t-elle dit sur la chaîne CBS, ajoutant que l'ancien président était un "aimant" attirant le "chaos". Celle qui vient d'avoir 52 ans a également abordé le sujet de l'âge lors d'une interview à Fox News : "Je ne dis pas que c'est comme Joe Biden, mais ce que je dis c'est, allons-nous vraiment avoir deux octogénaires candidats à la présidence ?". "Voulons-nous vraiment les voir jeter des noms et se tromper à 80 ans, alors qu'ils doivent traiter avec Poutine et Xi et Kim ?", a-t-elle demandé, en faisant référence aux dirigeants russe, chinois et nord-coréen.

Donald Trump, 77 ans, a visiblement décidé de répondre coup pour coup. Il a récemment multiplié ses attaques contre sa rivale, qu'il avait nommée ambassadrice à l'ONU en 2017, mais dont il a exclu qu'elle puisse être sa colistière. "Je la connais très bien. Elle n'est pas assez dure. Elle n'est pas assez intelligente. Et elle n'était pas assez respectée", a-t-il dit à ses partisans lors d'un événement de campagne dans la capitale de l'État, Concord.

Malgré son sens de la formule, Nikki Haley est-elle en mesure de battre Donald Trump ? Même si elle est aidée par la forte proportion d'indépendants dans le New Hampshire - qui sont autorisés à voter aux primaires des deux partis sans y être affiliés, et choisissent en général des candidats modérés -, la tâche s'annonce rude. Avant l'annonce du retrait de Ron DeSantis – crédité à 6% dans cet État -, Nikki Haley pointait pour sa part 15 points derrière Donald Trump dans les moyennes des sondages de RealClearPolitics et FiveThirtyEight.

Si la récente bonne dynamique dont elle a bénéficié semble s'être tassée, la républicaine dispose d'un dernier atout : incarner le "tout sauf Trump" auprès des électeurs. "Les Américains ne veulent pas d'un retour du duel Trump – Biden. Elle joue donc cette carte-là", a relevé ce lundi sur LCI François Clémenceau, éditorialiste international.


Thomas GUIEN

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