En Ukraine, les soldats attendent avec impatience l'aide promise par les Américains.
Faute de munitions et de missiles, ils ont massivement recours aux drones, beaucoup moins chers et plus simples à se procurer.
Une équipe de TF1 a pu assister, sur le front, au pilotage de certains de ces appareils.

En plein milieu de la nuit, dans un champ près de la frontière avec la Russie, des soldats ukrainiens accrochent quatre ogives sur un drone. Quelques secondes, plus tard, l'appareil décolle. Son surnom : le Vampire cat il est presque indétectable de nuit. Sa mission : larguer des bombes sur les tranchées russes. Au même instant, sous terre, dans la cave d'une maison abandonnée, notre équipe sur place assiste au pilotage de l'appareil. "Le drone est maintenant chargé et armé. Mais il faut d'abord se mettre à l'abri, car il arrive que les bombes se détachent", explique dans le reportage en tête de cet article Marianne Kottenhoff, envoyée spéciale TF1-LCI en Ukraine.

Une fois la cible choisie, l'opérateur appuie sur l'écran et la bombe est lâchée avant d'exploser quelques secondes, plus tard. Sa mission accomplie, l'appareil revient à son point de départ. En quelques minutes, il est prêt à partir. Ce drone, aussi large que lourd est d'une précision redoutable. Chaque nuit, il largue une dizaine de bombes sur l'ennemi russe. L'arme, fabriquée en Ukraine, est aujourd'hui indispensable sur le front près de Koupiansk.

À Kiev, des soldats sont formés à la manipulation des petits drones kamikaze, ceux qui se détruisent avec la bombe au moment de l'impact. 

En attendant la livraison des missiles américains, c'est toute la stratégie militaire de l'Ukraine qui repose sur ces drones. Samedi, ils ont permis, selon Kiev, de frapper deux raffineries russes. De son côté, l'armée de Vladimir Poutine compte plus que jamais sur ses missiles. Elle tire jusqu'à 10.000 obus par jour. Tôt ce week-end, les projectiles russes ont ciblé des infrastructures énergétiques et des hôpitaux ukrainiens.


La rédaction de TF1 Reportage - Noé Gandillot, Marianne Kottenhof, Marine Truchot

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