Au Brésil, le bilan des inondations s'est encore alourdi ce lundi.
Le Rio Grande do Sul évoque les pires intempéries de son histoire.
La pluie continue à tomber et les autorités ont mis en garde les habitants contre de possibles glissements de terrain.

Chaque seconde compte. À l'aide d'une simple brique, les militaires percent le toit d'une maison encerclée par les eaux pour extraire un nourrisson, aussitôt embarqué dans l'hélicoptère avec sa mère. Des sauvetages spectaculaires qui se répètent au-dessus d'habitats précaires pouvant céder à tout instant.

"On n'a pas d'endroit pour dormir, rien à manger"

Dans toute la région côtière au sud de Rio, routes et ponts sont coupés. Environ 320 localités sont touchées, dont certaines sont complètement isolées. Les habitants utilisent tous les moyens pour tenter d'évacuer. "Au moment du sauvetage, on a un sentiment de soulagement. C'est terrifiant, car nous avons vu l'eau montée de manière folle à une grande vitesse", témoigne une habitante. "J'ai besoin de beaucoup d'aide. On n'a pas d'endroit pour dormir, rien à manger, on n'a rien", déplore une autre.

La ville de Porto, 1,4 million d'habitants, est totalement inondée. Une zone tellement étendue que les secours ne peuvent intervenir par tout, expliquant un lourd bilan. Près de 80.000 personnes doivent quitter leurs habitations avant d'autres précipitations attendues dans les prochaines heures.

Le président Lula vient de survoler la zone pour évaluer l'ampleur des dégâts. Dans cette région agricole, on redoute désormais les glissements de terrain.


La rédaction de TF1info

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