Le 13H

VIDÉO - USS Gerald Ford : les chiffres fous du plus grand porte-avions du monde

M.D. | Reportage TF1 Léa Merlier et Gilles Parrot.
Publié le 15 novembre 2022 à 18h29
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Le porte-avions américain Gerald Ford navigue actuellement au large des côtes françaises.
Une équipe de TF1 a pu se rendre à bord en exclusivité pour découvrir de l'intérieur ce colosse aux dimensions hors normes.

Parti de la cote est des États-Unis le mois dernier pour plusieurs semaines de manœuvre avec les marines de neuf pays alliés, dont la France, le nouveau navire amiral de l’US Navy est passé ce mardi au large de Lorient, escorté par son groupe aéronaval. À son bord, des pilotes d'avion de chasse allemands, danois ou encore français s’entraînent depuis plusieurs jours aux côtés de militaires américains dans le cadre d’un programme de l’Otan, répétant les mêmes manœuvres millimétrés inlassablement.

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D’une longueur de 333 mètres pour un poids de 100.000 tonnes, ce porte-avions à propulsion nucléaire, inauguré par Donald Trump en 2017, est à ce jour le plus grand navire militaire au monde. Le pont d’envol, dont la superficie avoisine les 20.000 mètres carrés, soit l'équivalent de trois terrains de football, peut accueillir jusqu’à 75 hélicoptères et avions de combat. Il est doté d’un nouveau système de lancement qui catapulte les avions dans les airs à la vitesse de 260 kilomètres par heure. 

Développé par General Atomics pour l'US Navy, le système n'utilise plus le dispositif hydraulique traditionnel pour catapulter les avions au décollage, mais un moteur à induction qui crée moins de frictions avec le métal des avions et leur permet donc une plus grande longévité. Théoriquement, il doit permettre d'augmenter de 25% le nombre de décollages d'avions chaque jour, d'après l’US Navy. 

4600 membres d'équipage

Sous la surface du navire, un dédale de couloirs et d’escaliers s'étend sur des kilomètres, laissant entrevoir une véritable ville flottante où cohabitent les quelque 4600 membres d’équipage. Côté logistique, les cuisines du navire produisent près de 15.000 repas par jour. Ophtalmologue, dentiste ou encore chirurgien, tout est fait pour que l’équipage ait accès aux meilleurs soins. Un confort qui étonne le capitaine lui-même dans la vidéo en tête de cet article. 

"Je pense que ce qui m’a le plus surpris, c’est la différence de qualité de vie. Désormais, nos officiers vivent dans de vraies chambres. En comparaison aux autres navires, il y a beaucoup plus d’équipements électroniques et électriques", observe au micro de TF1 le capitaine Paul Lanzitola, qui commande l’USS Gerald Ford.

Le porte-avions dispose de vingt-trois nouvelles technologies

L’Amiral Grégory Huffman de l'US Navy

La configuration du navire et sa production d'électricité sont conçues pour lui permettre de s'adapter à de nouveaux types d'armements, comme les armes à rayonnements électromagnétiques, laser ou encore micro-ondes. Autre nouveauté, des ascenseurs géants permettent de faire remonter vers le pont les missiles et les bombes destinés à être chargés sur les avions.

"Le porte-avions dispose de vingt-trois nouvelles technologies, notamment un nouveau système radar embarqué. Il nous a permis de gagner en efficacité. C’est vraiment très impressionnant", complète l’Amiral Grégory Huffman au micro de TF1. 

Le coût de la construction du navire dépasserait les 13 milliards de dollars, soit près de deux fois plus que le dernier porte-avions de la classe Nimitz. À cela s’ajoutent les 4,7 milliards de dépenses en recherche et développement pour la classe Ford, qui comptera à terme trois navires. Le prix à payer pour le doter des technologies les plus avancées.

Les porte-avions de la classe Gerald Ford, du nom du 38e président des Etats-Unis, doivent remplacer la classe de porte-avions Nimitz, qui arrivent au terme de leurs 50 années de service programmées. Le John Kennedy, sur le même modèle, est actuellement en construction.


M.D. | Reportage TF1 Léa Merlier et Gilles Parrot.

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