En près d'un an d'invasion russe en Ukraine, le bombardement d'un immeuble de Dnipro est l'une des attaques qui a le plus marqué.
Des habitants veulent retourner vivre dans leur logement, parfois en partie éventré.
Nos reporters sont allés à leur rencontre.

Comme si un gigantesque coup de massue avait tout écrasé. Le trou béant de l'immeuble de Dnipro révèle des tranches de vie interrompues en un instant. Maxime allait quitter son appartement ce jour-là, mais s'est ravisé en entendant les sirènes d'alerte. Il fait partie des 46 personnes tuées par le missile russe qui s'est abattu le 14 janvier. "La cuisine blanche que l'on voit au 6e étage, c'était la nôtre. Notre fils allait avoir 18 ans", témoigne son père Dmytro, le visage marqué par la tristesse. Maintenant, nous n'avons plus de projets. Juste apprendre à vivre à deux."  Toute une communauté a été frappée en plein cœur.

Aujourd'hui, il y a ceux comme Inna qui n'ont plus rien. Et puis, il y a ceux qui ont conservé leurs murs et qui aimeraient bien revenir chez eux. Andrei a de la chance, seules les fenêtres ont été soufflées chez lui et les dégâts concernent surtout le mobilier. Chez sa mère, au palier supérieur, la situation est plus précaire. D'autant que son trois-pièces est à la frange de l'immeuble, dans une position bien peu solide, à dix mètres de la partie effondrée. Enfin, il y a ceux qui sont partis pour toujours, n'en pouvant plus.

Les volontaires qui ont aidé à retrouver les effets personnels des victimes dans les décombres continuent de proposer un soutien. Ils ont rassemblé les derniers morceaux de ces destins brisés, des photos souvenir d'instants heureux avant la guerre. L'ONU estime que près de 20.000 civils ont été blessés ou tués en un an de conflit en Ukraine. Un chiffre sans doute largement inférieur à la réalité.


La rédaction de TF1 | Reportage Michel Scott, Antoine Pocry

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