Un eurodéputé nationaliste bulgare a fait un salut nazi mercredi dans l'hémicycle du parlement européen.
Un dérapage survenu après une intervention dénonçant des sanctions contre la Pologne et la Hongrie.

Un geste qui suscite l'indignation. Un eurodéputé bulgare a effectué un salut nazi, mercredi, dans l'enceinte du Parlement européen à Strasbourg. Après une prise de parole, Angel Dzhambazki a remonté les marches menant vers la sortie, s'est retourné et a tendu le bras droit devant lui quelques secondes, avant de repartir.

Ce membre du groupe eurosceptique ECR venait d'intervenir dans un débat sur l'Etat de droit en Pologne et en Hongrie, alors que la Cour de justice a validé mercredi un mécanisme permettant de priver de fonds européens un pays où sont constatées des violations. 

Ce geste fait partie du chapitre le plus sombre de notre histoire et doit y rester
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen

"Nous ne vous permettrons jamais de nous dire ce que nous devons dire et ce que nous devons faire. Vive la Bulgarie, la Hongrie, Orban, Fidesz et l'Europe des Etats nations", avait auparavant déclaré l'élu du parti nationaliste bulgare VMRO au pupitre de l'hémicycle. 

"Un salut fasciste dans le Parlement européen est inacceptable", a tweeté la présidente de l'institution, la Maltaise Roberta Metsola (PPE, droite). "Cela m'offense et cela offense tout le monde en Europe (...) Ce geste fait partie du chapitre le plus sombre de notre histoire et doit y rester".

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, qui était présent au débat dans le cadre de la présidence française de l'UE, a qualifié sur Twitter le geste de "scandaleux et indigne". La délégation française du groupe centriste Renew Europe a demandé à Roberta Metsola "d'agir".

Le règlement intérieur du Parlement européen précise que les députés "s'abstiennent de tout comportement déplacé" et "de tout propos offensant". En cas de non-respect de ces règles, la sanction peut notamment porter sur la participation aux activités parlementaires ou sur les indemnités.


Tristan Michel avec AFP

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