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Sanctions contre la Russie : Swift, l'arme fatale ?

Publié le 26 février 2022 à 20h47, mis à jour le 27 février 2022 à 1h29
JT Perso

Source : JT 20h WE

Les Européens débattent aussi de la nécessité d'exclure la Russie de la fameuse plateforme Swift. Elle est considérée comme l'arme nucléaire financière, mais certains pays traînent les pieds pour l'instant, craignant d'handicaper leurs propres économies.

Sans le savoir, nous utilisons le système Swift tous les jours. Regardez, c'est écrit sur nos relevés d'identité bancaire. C'est le fameux code autrement nommé Bic. Ici, huit lettres pour Crédit Lyonnais, France, et Paris. Si vous faites un achat en Russie, votre banque française utilise ce réseau de messagerie mondial pour communiquer avec la banque russe. Elle s'authentifie grâce au code, la transaction est ainsi immédiate et sécurisée. Mais si votre pays sort du système, c'est comme si vous allez au supermarché et vous êtes interdit bancaire ou votre carte bancaire ne marche plus.

C'est pour cela que le ministère des Finances surnomme cette sanction : l'arme nucléaire financière. C'est une arme qui permet d’asphyxier économiquement un pays d'autant plus la Russie. Des pays qui sont très très dépendants de la vente des matières premières. S'ils n'ont plus accès, à moyen et long terme ça peut avoir des conséquences financières dramatiques.

Pouvons-nous vraiment nous passer des transactions russes ? L'Allemagne hésite. Elle importe plus de 50% de son gaz depuis la Russie, payée via la plateforme Swift. Prudente, elle préconise une "limitation ciblée" de l'accès russe à Swift et de ne pas l'en exclure totalement. Le président ukrainien leur demande d'être plus fermes. Réticence également du côté de la Hongrie, de l'Italie, et de Chypre, eux aussi dépendants en énergie. Au contraire, plusieurs pays dont la France y sont favorables. Pour cause, nous importons notre gaz depuis la Norvège et l'Algérie. La Russie s'est, en tout cas, déjà préparée, mettant de côté l'équivalent de 600 milliards de dollars à la banque centrale. Et selon cette économiste, elle a déjà prévu des stratégies alternatives. Des évaluations sont en cours à la banque centrale européenne et à la commission pour anticiper les conséquences d'une telle section.

T F1 | Reportage J. Devambez, C. Ebrel


La rédaction TF1 Info

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