VIDÉO - Séisme au Maroc : des dizaines de milliers d'enfants sans toit et traumatisés

par Antoine LLORCA | Reportage TF1 : Sophie Chevallereau, Erinna Fourny, Quentin Trigodet
Publié le 13 septembre 2023 à 10h53, mis à jour le 13 septembre 2023 à 12h15

Source : JT 20h Semaine

Au Maroc, le bilan du tremblement de terre est officiellement de 2900 morts.
Depuis le drame, 300.000 personnes n'ont plus de toit et sont contraintes de dormir dehors sous des tentes de fortune.
Parmi ces sinistrés, un tiers serait des enfants.

Aya n'a que 7 ans, mais elle comprend très bien ce qui lui arrive. Elle était dans sa maison au moment du séisme. Elle vit désormais sous une tente avec sa mère et sa grand-mère. "Elle a perdu son petit frère dans l'effondrement de la maison, il n'avait que 3 semaines. La nuit, elle a peur du moindre bruit", raconte sa maman à notre micro. Les enfants sont traumatisés. Ils errent depuis bientôt quatre jours dans leur village, détruit. Malgré leurs blessures, certains s'amusent parfois avec ce qu'ils trouvent et parviennent encore à rire.

"J'ai peur"

Fatima, elle, a le visage fermé. "Je m'occupe toute la journée, je m'occupe pour ne pas penser. Je suis fatigué, j'ai peur", nous confie la jeune fille. Son père s'inquiète pour son avenir. "C'est une bonne élève. Elle me demande tout le temps 'quand est-ce que je retournerai à l'école ?' Je lui réponds que je ne sais pas...", explique-t-il. 

Les murs de la seule école primaire du village se sont effondrés. Il n'y a plus de salle de classe et, personne ne sait quand l'école sera reconstruite. La date du séisme, vendredi 8 septembre, est toujours inscrite au tableau.

Depuis ce jour, le village de Talat N'Yaaqoub ne vit que grâce aux dons et à des installations temporaires, comme des multiprises branchées à un groupe électrogène. Moussab va enfin pouvoir charger son téléphone et jouer à un jeu vidéo, comme avant. "Je dors dans la tente la moitié de la journée et sinon, je joue sur le téléphone. J'ai vu un psychologue, on a joué ensemble. Il m'a donné des jouets, un ballon", nous raconte Moussab.

Tout ce qui faisait vivre le village a disparu. La station-service n'existe plus. Une station mobile vient d'être installée. "C'est une bonne chose, ça nous permet d'aller chercher de la nourriture", confie un passant. C'est une aide provisoire et chacun dans le village se demande combien de temps encore elle durera.


Antoine LLORCA | Reportage TF1 : Sophie Chevallereau, Erinna Fourny, Quentin Trigodet

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