La ville de Kahramanmaras, en Turquie, qui compte près de deux millions d'habitants, serait à moitié détruite.
Ce mercredi, les rescapés tentent de se mettre à l'abri des températures glaciales.

Vu du ciel, l'évidence s'impose. Kahramanmaras n'est plus qu'un champ de ruines. La moitié de la ville est réduite en poussière. Les immeubles éventrés se succèdent, pour ceux qui sont encore debout. À la périphérie de la ville, l'organisation est encore un peu chaotique, mais un camp de fortune est en train de prendre forme.

À cet endroit au moins, personne ne risque sa vie à cause des répliques. "Venez ! venez !", notre équipe est accueillie Ikram. L'homme partage une tente avec une quarantaine de rescapés. Mais la place n'est pas extensible. "Les femmes et les enfants dorment ici, mais il n'y a pas assez de place pour nous les hommes. Alors, nous dormons dans les voitures", indique-t-il.

Sur place, chaque survivant compose avec son drame personnel. Seffah et les siens ont fui la Syrie et la guerre. Depuis 48 heures, ils vivent sous une simple bâche. Et lorsque nous leur demandons ce qui est le plus dur, la réponse ne se fait pas attendre : "C'est le froid... Nous n'avons plus de bois pour se chauffer, il n'y a plus d'eau ni d'électricité et on ne peut même pas joindre nos proches".


La rédaction de TF1info | Reportage Henri Dreyfus (avec Lea Merlier et Bixente Hacala, en Turquie)

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