VIDÉO - Séisme au Maroc : pourquoi l'aide de la France n'est pas la bienvenue ?

par La rédaction de TF1 | Reportage Henri Dreyfus, Amandine Creff
Publié le 11 septembre 2023 à 14h22

Source : JT 13h Semaine

De nombreuses associations collectent des dons en France pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre au Maroc.
Mais pour l'heure, Rabat n'a pas autorisé l'arrivée de secouristes français et des équipes sont bloquées, dans l'attente du feu vert.
Pourquoi le Maroc ne sollicite-t-il pas le soutien de Paris ?

Comme de nombreux autres villages, celui de Ouirgane, au nord-est de Marrakech, est livré à lui-même après le séisme qui a frappé le Maroc vendredi 8 septembre. Entre la recherche de survivants et la collecte de dons, les bras manquent et l'aide internationale se fait désespérément attendre. "Nous manquons de médicaments pour ceux qui ont du diabète et de la tension, alerte un habitant. Tout ce que nous demandons aux autorités, c'est de s'occuper de ces gens, car nous sommes tous marocains."  

Malgré les sollicitations de la France, le Maroc n'a pour le moment accepté l'aide que de quatre pays : l'Espagne, le Royaume-Uni, le Qatar et les Émirats Arabes Unis. Qu'importe, pour certaines associations humanitaires tricolores : elles ont décidé d'agir coûte que coûte. C'est la première fois que Patrick Villardry, sapeur-pompier volontaire et maître-chien, intervient sans autorisation préalable, comme il l'a raconté dans la matinale de LCI : "Au vu des images qu'on a vues, il fallait qu'on soit là, mais avant 24 heures. Au-delà, c'est très difficile. Nous, on se paye notre billet d'avion, la difficulté étant de faire venir les chiens, parce que les avions acceptent de moins en moins les chiens". 

Mais cette intransigeance de Rabat ne sera peut-être plus de mise d'ici quelques heures ou quelques jours. Selon le ministère de l'Intérieur marocain, "l'évaluation des besoins éventuels pourrait évoluer, ce qui permettrait de recourir aux offres de soutien présentées par d'autres pays amis."  Face à l'ampleur des besoins, le Maroc pourrait laisser de côté les rancœurs diplomatiques. 


La rédaction de TF1 | Reportage Henri Dreyfus, Amandine Creff

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