VIDÉO - Sous-marin disparu près de l'épave du Titanic : comment des bruits de "cognements" ont-ils pu être détectés ?

Publié le 21 juin 2023 à 14h51, mis à jour le 21 juin 2023 à 15h17

Source : JT 13h Semaine

Des bruits de "cognements" ont été captés sous l'eau grâce à des bouées acoustiques pendant les opérations de recherche, dans l'Atlantique.
Ces dispositifs se révèlent d'une efficacité redoutable.
Voilà comment les équipes de secours sont parvenues à les déployer.

Des bruits détectés sous l’eau, à près de 4000m de profondeur. Au cours des opérations de recherche, ces "cognements" font renaître l’espoir de retrouver le Titan, ce petit sous-marin touristique porté disparu depuis dimanche alors qu’il explorait le site de l’épave du Titanic dans l’océan Atlantique. Pour tenter de localiser l'engin, à bord duquel se trouvent cinq passagers dont l’océanaute français Paul-Henri Nargeolet, d'importants moyens sont déployés depuis lundi. 

Les équipes de recherches utilisent notamment des bouées acoustiques, un dispositif utilisé couramment dans le cadre d'opérations de recherche et de sauvetage en milieu marin. 

Largué par avion, cet équipement de forme cylindrique et mesurant un mètre de haut permet d'enregistrer les sons produits par un objet marin de manière à pouvoir le localiser. C’est par ce biais qu’un avion P-8 canadien engagé dans les recherches "a entendu des bruits de coups" qui se répétaient "toutes les 30 minutes". Quatre heures plus tard, un sonar additionnel a été déployé et les cognements étaient encore entendus. Rien ne dit que ces bruits proviennent bel et bien du petit submersible porté disparu, les experts s'accordent toutefois sur le fait que leur régularité est certainement en lien avec une activité humaine Ces signaux acoustiques font renaître l'espoir de retrouver les occupants sains et saufs et illustrent l'efficacité ces dispositifs, utilisés couramment dans ce type d'opérations, fonctionnement pour localiser des survivants.

Un dispositif qui utilise le principe du sonar

Le dispositif, une fois sous l’eau, descend à la profondeur voulue et capte tous les sons émis dans un rayon d'action de plusieurs kilomètres. Un flotteur de surface, équipé d'un émetteur radio, assure la liaison avec un aéronef. Au cours de sa descente, le sonar émet des impulsions sonores dans la mer et écoutent l'écho renvoyé. Les données sont ensuite transmises à la bouée de surface, puis à l'avion. Suite à ces détections acoustiques, des véhicules télécommandés depuis la surface ont dépêchés pour tenter d'explorer l'origine des bruits et d'affiner la localisation.

Des flotteurs de surface, équipés d'un émetteur radio, sont largués simultanément et assurent la liaison avec l’avion.
Des flotteurs de surface, équipés d'un émetteur radio, sont largués simultanément et assurent la liaison avec l’avion. - TF1

Apparues pendant la Seconde Guerre mondiale, ces bouées avaient été développées initialement pour permettre la détection de sous-marins allemands. Plus performantes, elles continuent d’être utilisées par les forces armées. Désormais, ces bouées acoustiques servent également pour les opérations de sauvetage, afin de localiser le lieu d'un accident d'avion, un navire coulé ou des survivants en mer. Grâce à ces dispositifs notamment, 13.000 kilomètres carrés (sur les 20.000 que comprend la zone de recherche) ont pu être ratissés en seulement trois jours. 


Matthieu DELACHARLERY

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