VIDÉO - Sous-marin disparu près du Titanic : ce que l'on sait sur l'appareil et ses occupants

Publié le 20 juin 2023 à 17h16

Source : JT 13h Semaine

Un petit sous-marin touristique, parti pour une expédition près de l'épave du Titanic, est porté disparu depuis dimanche.
Cinq personnes sont à bord, dont l'explorateur français Paul-Henry Nargeolet.
On fait le point sur la course contre-la-montre lancée pour retrouver le submersible, où l'oxygène devrait manquer à partir de vendredi.

Il est introuvable depuis sa plongée dimanche dans l'Atlantique Nord. Le Titan, un sous-marin touristique mesurant environ 6,50 mètres, a disparu à 1.500 kilomètres des côtes à l'est de Cape Cod moins de deux heures après son départ, selon les autorités.

Lorsque le contact a été perdu, le pilote était accompagné de quatre passagers partis visiter l'épave du Titanic à près de 4 000 mètres de profondeur. "D'après le constructeur, le navire a été conçu avec une capacité d'autonomie de 96 heures en cas d'urgence à bord", précise dans la vidéo de TF1 en tête de cet article le contre-amiral John Mauger, officier des garde-côtes américains. Le temps est désormais un facteur critique car, vendredi, les passagers n'auront plus d'oxygène. 

Les passagers à bord

Parmi eux figure l'explorateur français Paul-Henri Nargeolet, 77 ans, ancien officier de marine, grand spécialiste de l'épave du Titanic. Ce dernier est PDG d'Action Aviation, une entreprise qui commercialise des jets privés, basée à Dubaï. L'homme d'affaires britannique Hamish Harding, 58 ans, est aussi du voyage. Ce dernier avait fièrement annoncé dimanche sur Instagram sa participation à cette excursion de l'extrême.

Également à bord pour cette plongée à 250.000 dollars la place, selon le site de son organisateur américain OceanGate Expeditions, un important magnat pakistanais Shahzada Dawood, vice-président du conglomérat Engro, monté avec son fils Suleman, selon la famille.

Le point sur les recherches

Une opération visant à localiser le submersible, en surface et sous l'eau, est menée conjointement par les garde-côtes américains qui ont dépêché deux avions dans la zone de recherches dans l'Atlantique Nord, et leurs homologues canadiens qui ont mobilisé un avion et un navire. "C'est une région lointaine et il est compliqué de mener des recherches dans une telle zone", a déclaré le contre-amiral John Mauger, des garde-côtes américains, lors d'une conférence de presse à Boston lundi.

Infructueuses lundi, les recherches aériennes ont été suspendues pour la nuit vers 21h, tandis que le navire Polar Prince, duquel est parti le submersible, et une unité de la garde nationale poursuivaient leurs efforts. La France a annoncé mardi que l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) dépêchait un navire et son robot.

Les pistes envisagées

Sans avoir étudié l'engin lui-même, Alistair Greig, professeur d'ingénierie marine au University College London, a évoqué deux théories possibles sur la base des images de l'appareil publiées par la presse. Il estime que s'il a eu un problème d'électricité ou de communication, il pourrait être remonté à la surface, flottant "en attendant d'être retrouvé".

"Un autre scénario est que la coque a été endommagée. Alors le pronostic n'est pas bon", a-t-il estimé. Et "très peu de vaisseaux peuvent aller" à la profondeur à laquelle il pourrait avoir coulé, selon lui.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info