L'affaire des sous-marins avait ouvert une crise diplomatique sans précédent. L'Australie vient d'annoncer qu'elle allait indemniser le fabriquant français Naval Group à hauteur de 555 millions d'euros. Est-ce suffisant ?

À première vue, 555 millions d'euros ressemblent à un très grand chèque. Mais il s'agit d'une simple compensation après la rupture d'un contrat gigantesque de 56 milliards d'euros. Cela représente moins de 1 % de la commande australienne à la France qui devrait livrer douze sous-marins à Canberra. Dans un court communiqué, le fabriquant français, Naval Group, parle d'un "accord équitable".

À Cherbourg, plus de 650 ingénieurs et cadres de l'industrie avaient été mobilisés durant cinq ans pour travailler sur le contrat du siècle. Naval Group est donc rentré dans ses frais. L'épilogue d'une grave crise diplomatique entre la France et l'Australie. En septembre 2021, le Premier ministre australien avait soudainement annulé le contrat au profit d'un partenariat avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour la fourniture de sous-marins à propulsion nucléaire.

Les relations entre Paris et Canberra sont restées glaciales jusqu'à l'élection du travailliste Anthony Albanese, bien décidé à repartir sur de nouvelles bases avec la France. Mais en changeant de fournisseur, l'Australie aurait fait une erreur. Confronté à une flotte vieillissante, ce contrat de sous-marins constitue une pièce maîtresse de la stratégie australienne de défense. En Asie pacifique, notamment face à la Chine.

T F1 | Reportage J. Roux, T. Rolink


La rédaction de TF1info

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