Tchad : attaqué par un soldat tchadien qu'il soignait, un infirmier militaire français réplique et le tue

par Antoine LLORCA avec l'AFP
Publié le 6 septembre 2023 à 8h03

Source : Sujet TF1 Info

Mardi, un soldat français a été violemment agressé dans la base des forces françaises à Faya-Largeau, au Tchad.
Celui-ci a été touché à trois reprises par des coups de scalpel donnés par un soldat tchadien venu se faire soigner.

Il n'a pas eu le choix. Mardi, un infirmier militaire français a tué par balle un soldat tchadien qu'il soignait. Et pour cause, celui-ci venait de l'agresser au scalpel dans une base des forces françaises à Faya-Largeau, dans le nord du Tchad, a annoncé un gouverneur local à l'AFP. "Un militaire tchadien, qui n'était pas dans un état normal, s'est rendu pour un pansement dans la base militaire de l'armée française, a pris un scalpel et a blessé un infirmier militaire français", a expliqué à nos confrères de l'AFP le général Ali Maïde Kebir, gouverneur de la région du Borkou. "L'infirmier a fait usage de son arme à feu et l'a tué", a-t-il poursuivi.

Les locaux en colère

"Après avoir appris la mort du soldat tchadien, la population de Faya a manifesté toute la journée devant l'entrée de la base, a tenté d'y pénétrer mais sans succès et la foule s'est dispersée à la tombée de la nuit", a raconté le gouverneur, qui parle de l'agression de l'infirmier comme d'un "acte isolé".

"Lors d'une consultation médicale pour les populations, un militaire tchadien qui consultait a agressé au scalpel un infirmier français, qui a dû faire usage de son arme", a confirmé anonymement un responsable des Forces françaises au Sahel basées à N'Djamena mais qui disposent d'une base à Faya-Largeau. "On ne connaît pas les raisons de l'attaque. L'infirmier a reçu trois coups de scalpel au thorax, à la tête et au cou mais son état est stabilisé", a expliqué cette source. Selon elle, l'infirmier avait "dû se défendre".

Une enquête conjointe des armées tchadienne et française est en cours pour déterminer les circonstances de "l'incident", a conclu le général Maïde Kebir.


Antoine LLORCA avec l'AFP

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