Annexions, mobilisation... Poutine choisit l'escalade

TÉMOIGNAGES - Kiev sous les bombes : "Le souffle nous a projetés hors de notre chambre"

Léa Tintillier | Reportage M. Guiheux
Publié le 25 février 2022 à 15h47
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Source : TF1 Info

Ce vendredi matin, la guerre a fait ses premiers blessés parmi les civils de Kiev.
Les envoyés spéciaux de TF1 dans la capitale ukrainienne se sont rendus auprès d'habitants d'un immeuble dont la façade a été soufflée par l'explosion d'une roquette.

À Kiev, les habitants de cet immeuble viennent de frôler la mort. "Je n’oublierai jamais ça. Ces sales Russes, ils vont le payer", affirme l’un d’eux à l'équipe de TF1 sur place, dans le reportage en tête de cet article. L’explosion a soufflé toute la façade du bâtiment, et le trou qu'elle laisse à son pied est énorme. Trois personnes ont été blessées. Il y en aurait certainement eu beaucoup plus si la roquette n’avait pas été interceptée par  les défenses anti-aériennes de Kiev. 

Un habitant fait visiter son appartement aux caméras de TF1. Les couloirs sentent encore le brûlé. La chambre de son fils a été épargnée, mais pas la sienne. "C’est notre chambre avec ma femme. Ça a explosé par ici, par la fenêtre. Heureusement, j’étais réfugié dans le parking avec ma femme et mon fils. Je suis très stressé. Je ne sais pas trop quoi faire", se désole-t-il. Avant de partir, Roman prend quelques affaires. Des amis vont l’héberger avec sa famille. 

"Si je voyais Vladimir Poutine, je le tuerais de mes mains"

Dans l’escalier, tous ses voisins font comme lui. L'équipe de TF1 croise un homme dont le visage témoigne de la violence de ce qu’il a vécu. "D’un coup, quelque chose a explosé et le souffle nous a projetés en dehors de notre chambre. Je venais juste de me coucher. Vous voyez, j’ai juste quelques éraflures au visage. Si j’avais été debout, ça aurait été bien pire", témoigne-t-il. Lui aussi veut partir. Mais avant, il doit ouvrir la porte de son appartement. Elle est bloquée et son passeport est à l’intérieur. 

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D’autres rescapés discutent en bas de l'immeuble. Il y a chez eux de la peine et de la colère. "On n’a rien fait nous, on est juste des civils, des gens qui travaillons normalement comme tout le monde", affirme une jeune femme. "Il faudrait renverser Vladimir Poutine. Si je le voyais, je le tuerais de mes mains", poursuit son amie. Ce vendredi matin, la guerre a fait ses premiers blessés parmi les civils de Kiev. Les sirènes ont encore résonné dans les rues de la capitale. Les habitants redoutent les prochaines heures. 


Léa Tintillier | Reportage M. Guiheux

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