VIDÉO - Tensions entre Paris et Bamako : des ressortissants français sur place témoignent

Frédéric Senneville | Vidéo TF1 : Jérôme Garro et Anne-Fleur Lespiaut
Publié le 1 février 2022 à 14h35

Source : TF1 Info

Après l'expulsion de son ambassadeur à Bamako, Paris se donne deux semaines pour décider de l'avenir de sa présence au Mali.
Dans la capitale, le sentiment contre la France s'exprime dans la rue, mais les ressortissants français sur place ne semblent pas inquiétés.
Ambiances et témoignages à Bamako dans le JT de TF1.

L'ambassade de France à Bamako est toujours ouverte ce mardi, même s'il ne reste que deux jours au chef de la mission diplomatique française au Mali, Joël Meyer, pour quitter le pays. La junte militaire au pouvoir a justifié lundi sa décision d'expulser l'ambassadeur par ses propos tenus pour "hostiles" et "outrageux".

Dans les rues de la capitale, les habitants que l'on peut voir dans le sujet du JT de TF1 en tête de cet article trouvent justifiée cette expulsion, un homme estimant par exemple : "c'est très bien, ils vont apprendre à nous respecter". Un autre juge même qu'on "aurait dû faire partir l'ambassadeur tout de suite".

Les rapports avec la population malienne sont comme d'habitude
Une Française expatriée à Bamako

Mais si le sentiment contre la France semble exacerbé ces derniers temps, les rares ressortissants français au Mali estiment que c'est une hostilité entre les deux États, qui ne concerne pas directement les habitants. Contactée par le journaliste de TF1 Jérôme Garro, une Française expatriée ne se sent "pas du tout en insécurité". Elle constate à son niveau que "les rapports avec la population malienne sont comme d'habitude", et qu'elle n'a pas subi de "remarques désobligeantes" quant à sa propre présence dans le pays. "Clairement, c’est une crise qui est vraiment politique. Ça se passe entre les autorités maliennes et les autorités françaises, et la population malienne et la population française au Mali ne sont absolument pas concernés", assure aussi une femme jointe en visio.

Les rapports se détériorent entre Bamako et Paris depuis les deux coups d'État de la junte en août 2020 et au printemps dernier. La France a commencé à fermer des bases militaires dans le nord du pays, tandis que les effectifs de la mission militaire Barkhane vont nettement diminuer, passant de 5.000 hommes aujourd'hui à 3.000 dans un an. Après neuf ans de lutte anti-djihadiste dans le Sahel, la France cherche à collectiviser le fardeau en impliquant ses partenaires européens, via la force Takuba, mais l'installation de celle-ci est rendue difficile par Bamako.


Frédéric Senneville | Vidéo TF1 : Jérôme Garro et Anne-Fleur Lespiaut

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