Attaque de l'Iran contre Israël : jusqu’où peut aller la confrontation ?

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : D. De Araujo
Publié le 15 avril 2024 à 10h05

Source : JT 20h WE

Depuis l'attaque massive de l'Iran contre Israël, samedi, la question de la riposte de Tel Aviv est dans toutes les têtes.
Et l’Iran, qui estime s’être vengé de l’attaque de son consulat à Damas, va-t-il vraiment s’arrêter là ?

Sont-ils sortis spontanément ou sur ordre du régime iranien ? Samedi 13 avril au soir, à Téhéran, des milliers de personnes ont célébré les frappes aériennes contre Israël. Mais pourquoi l’Iran a-t-il mené une telle attaque ? La tension monte en fait depuis près de quinze jours.

Téhéran accuse Israël d’être à l’origine d’un raid meurtrier, l’attaque du consulat iranien à Damas, en Syrie, qui a fait 16 morts. Israël n’a ni confirmé ni démenti, mais depuis, l’Iran n’a jamais caché sa volonté de riposter. 

A priori, personne n'a intérêt à une guerre généralisée.
Grégory Philipps, rédacteur en chef international chez LCI

Quels sont les rapports de force ? D’un côté, Israël est soutenu par l’Occident, à commencer par les États-Unis. De l’autre côté, l’Iran est soutenu par ses alliés - Syrie et Irak - mais aussi par le Hezbollah au Liban ou les rebelles houthis au Yémen, des groupes armés chargés, jusqu’ici, de frapper l’Israël à la place de l’Iran, pour éviter un affrontement direct. 

L'Iran et Israël sont deux puissances régionales déjà confrontées à d'énormes défis : l’Iran vit depuis deux ans une vague de contestation contre le régime islamique ; Israël s’enlise depuis six mois dans une guerre contre le Hamas. "A priori, personne n'a intérêt à une guerre généralisée : ni Israël, ni l'Iran, ni les États-Unis, ni même toute la communauté internationale", analyse Grégory Philipps, rédacteur en chef international chez LCI.

Dès lors, à quoi faut-il s'attendre désormais ? L'état-major iranien laisse entendre que tout dépendra de la réaction d'Israël et des chancelleries occidentales. "De notre point de vue, l'opération est terminée. Nous n'avons pas l'intention de la poursuivre. Mais si le régime sioniste commet une action contre l'Iran, sur notre sol ou contre nos bases à l'étranger, notre réponse sera plus dure encore", a expliqué le général Mohammad Bagheri, chef des armées iraniennes. 

Nul ne sait, à ce stade, si Israël compte riposter, ni comment. Mais d'ores et déjà, le président américain, Joe Biden, a prévenu : les États-Unis ne participeront à une opération militaire en Iran. Le signe probable d'un début de désescalade. 


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : D. De Araujo

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