En visite au Proche-Orient, Emmanuel Macron a réaffirmé que la France était solidaire d'Israël tout en réclamant une trêve humanitaire à Gaza.
Il s'est dit aussi favorable à une coalition internationale pour lutter contre le mouvement terroriste du Hamas.
Nos envoyés spéciaux ont suivi ce déplacement diplomatique sous haute tension.

Deux poignées de mains historiques : mardi matin avec l'Israélien Benjamin Netanyahu, mardi soir avec le Palestinien Mahmoud Abbas. Afficher solidarité et soutien avec l'État d'Israël, tels étaient les objectifs du président français aujourd'hui. Mais il s'agissait aussi de faire des propositions.

Emmanuel Macron souhaite une coalition internationale contre le terrorisme : "Je propose à nos partenaires internationaux que nous puissions bâtir une coalition régionale et internationale pour lutter contre les groupes terroristes qui nous menacent  tous." Pour Paris, il s'agit de s'inspirer de la coalition pour lutter contre Daech en Irak et en Syrie, lancée en 2014 avec près de 80 pays. Le Hamas doit être considéré comme une organisation terroriste, Emmanuel Macron l'a maintes fois répété, y compris avec le président de l'Autorité Palestinienne en Cisjordanie mardi soir.

C'était un face-à-face tendu entre les deux hommes quand Mahmoud Abbas a déclaré que "ce qui se passe aujourd'hui est de la responsabilité d'Israël". Réponse ferme du président français : "L'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre a été une tragédie pour les Israéliens, elle est aussi une catastrophe pour les Palestiniens"

Autre priorité : la protection de la population civile dans la bande de Gaza. L'objectif est d'obtenir une trêve humanitaire. Il en sera question mercredi en Jordanie où une réunion avec les leaders de la région doit se tenir. Le souhait de l'Élysée est de réunir autour de la table des interlocuteurs tels que le Qatar et l'Égypte pour obtenir la libération des otages, la priorité du gouvernement français.


La rédaction de TF1 | Reportage Marie Chantrait, Selah Bougriou

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