Au lendemain de l'attaque lancée par le Hamas contre Israël, la situation était toujours extrêmement confuse à Sdérot dimanche soir.
Située à quelques kilomètres à peine de la bande de Gaza, la ville a été ciblée par les commandos du mouvement islamiste.
Le JT de TF1 a pu joindre une habitante, qui témoigne du sentiment de terreur qui s'est emparé de la population.

Dans le ciel de Sdérot, des dizaines de rockets. Sirènes hurlantes, une nouvelle alerte est lancée, poussant les habitants de cette ville israélienne de près de 30.000 habitants située à quelques kilomètres de la bande de Gaza à se ruer vers les abris. Au lendemain de l'attaque la plus meurtrière sur son territoire depuis sa création, l'État hébreu a officiellement déclaré la guerre au Hamas dimanche, en réponse à l'offensive lancée par le mouvement islamiste palestinien. Une attaque qui a fait des centaines de morts et des milliers de blessés. 

Autour de civils encore sous le choc, l'armée israélienne tente de reprendre le contrôle d'un quartier. Immeuble par immeuble, tous les bâtiments sont fouillés, à la recherche de combattants ennemis. Personne ne sait alors combien ils sont encore et où ils se cachent.

C'est terrible...
Sandrine Fitoussi, habitante franco-israélienne de Sdérot

Cet après-midi, le dôme de fer est à nouveau actionné au-dessus de la ville lorsque le JT de 20H de TF1 arrive à joindre Sandrine Fitoussi, une Franco-Israélienne résidant à Sdérot. "Ils ont attrapé encore deux terroristes qui étaient à côté de notre synagogue", nous raconte-t-elle. "On attend les directives. Il y a l’armée qui patrouille tout le temps ici. C'est terrible..." Soudainement, la connexion s'interrompt. Une énième alerte vient de retentir. 

Nous retrouvons notre interlocutrice quelques instants plus tard. "Il y a des alertes aux missiles. On est rentrés dans l’abri avec mon mari et mes enfants."

Depuis la spectaculaire attaque lancée samedi par matin par le Hamas, Sdérot vit sous la menace permanente. D'inimaginables scènes se multiplient. Des images filmées par des habitants montrent par exemple un commando palestinien prendre possession d'une rue à bord d'un pick-up. Un peu plus loin, sur une route aux abords de la ville, de nombreux automobilistes ont été visés. Des voitures abandonnées avec les portières ouvertes témoignent du massacre. 

Devant le commissariat de la ville, des corps jonchent le sol. Les forces israéliennes auront mis de longues heures pour reprendre le contrôle de ce bâtiment stratégique, au prix de combats de rue, mètre par mètre. D’après les médias israéliens, des infiltrés du mouvement isalmiste étaient toujours activement recherchés dimanche soir. 


AD Reportage TF1 : François-Xavier Ménage, Frédéric Jolfre

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