VIDÉO - Des ailes légères, un déploiement rapide... Ces drones français livrés à l'armée ukrainienne

par A. Lo. | Reportage : Benoît Christal, Fabrice Amzel
Publié le 3 mars 2024 à 23h15, mis à jour le 4 mars 2024 à 18h10

Source : JT 20h WE

Le ministère français des Armées a annoncé une commande de 2000 drones, dont une partie est destinée à l'Ukraine.
Certains drones d'observation, de production française, sont particulièrement appréciés de l'armée ukrainienne.
TF1 est allé à la rencontre de ceux qui les conçoivent, pour comprendre pourquoi.

Tandis que la ligne de front progresse peu en Ukraine, l'armée ukrainienne a fait appel à des drones d'observation pour surveiller les soldats russes. Depuis cinq mois, c'est un drone d'observation furtif produit en France qui est déployé sur le front. "Ce qui plait aux Ukrainiens, c'est le temps de déploiement, c'est moins de cinq minutes et puis en fait, en vol, vous ne la voyez plus, vous ne l'entendez plus", souligne Christophe dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Ce pilote de drone nous présente lui-même les qualités de son appareil en action.

150 nouveaux drones commandés par Kiev

Ce drone, nommé UX-11, est produit par l'entreprise Delair. Il pèse 1,4 kg et serait l'une des ailes les plus légères au monde. Il peut voler pendant 1h20 et jusqu'à 25 kilomètres, en emportant une charge de quelques centaines de grammes. Pour s'entrainer à son maniement, des pilotes ukrainiens sont venus directement en France, il y a quelques mois. 

L'armée ukrainienne a aussi commandé un autre drone d'observation tactique, le DT-26, plus massif, mais capable de voler trois heures d'affilée en milieu hostile. En France, il sert à surveiller de grands événements sportifs ou des frontières. Ses caméras peuvent suivre discrètement des êtres humains ou des véhicules situés à 10 kilomètres de distance. "Les Ukrainiens vont faire de la détection de chars, de véhicules", explique Christophe, qui met en avant le point fort du drone, sa résistance au brouillage russe. "Ce n'est pas le cas de tous les drones aujourd'hui", précise le pilote de drone de Delair.

Cette entreprise a déjà fourni à Kiev, depuis l'été dernier, 100 drones UX-11 de reconnaissance ainsi que 50 drones DT-26. Elle s'apprête à lui en livrer 150 supplémentaires, fabriqués dans les ateliers de Delair, en région toulousaine. Ces nouveaux exemplaires viennent gonfler les carnets de commande de cette PME d'une centaine de salariés.

"On a accéléré les cadences de production donc pour nous, c'est des embauches, c'est acheter des outillages supplémentaires", se félicite le président de Delair, Bastien Mancini. C'est l'État français qui va payer la facture de cette commande d'un montant confidentiel. Mais pour le responsable, tous les progrès techniques effectués par ses équipes, en temps de guerre, sont des gains pour la France."Ça nous permet de mettre au point nos systèmes pour être vraiment le plus à jour de ce qui se fait sur le terrain dans ce type de conflit pour en faire bénéficier la France", souligne Bastien Mancini.

"La question est de savoir, est-ce qu'on veut que ce soit des entreprises françaises qui maitrisent ces technologies ou est-ce qu'on veut dépendre d'entreprises chinoises, américaines, israéliennes ?", met-il encore en avant. De son côté, le ministre de l'Armée a salué la capacité de montée en cadence rapide de cette entreprise, comme le fait qu'elle ait commencé à étudier avec des partenaires ukrainiens la possibilité d'une production locale.


A. Lo. | Reportage : Benoît Christal, Fabrice Amzel

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