L'Ukraine a subi de nombreuses frappes russes ces dernières heures.
Moscou accuse Kiev d'avoir frappé la ville de Belgorod, en Russie, causant au moins vingt morts.
Pour les civils, ce Nouvel an se déroulera une fois de plus sous le signe de la guerre.

En Ukraine, voilà déjà le second Nouvel an de suite marqué par la guerre. En février, cela fera deux ans que l'invasion russe du pays a eu lieu. Partout sur le territoire, le conflit continue d'occuper toutes les têtes. Avec aussi, de régulières attaques orchestrées par Moscou. Au nord-est, la ville de Kharkiv vient encore de connaître de nouveaux bombardements. Perçant le ciel de métropole, un immense hôtel a été détruit par les récentes frappes russes. La tour a été perforée de bas en haut. À l'intérieur des chambres, les vitres sont brisées et le mobilier a ét lourdement endommagé.

"Voilà comment nous fêtons le Nouvel an"

Pour justifier ces tirs, la Russie affirme que l'immeuble abritait un centre de commandement et des unités de mercenaires. Les Ukrainiens démentent ces accusations, notamment en s'appuyant sur des images montrant des secouristes s'affairant dans le gratte-ciel. Dans la seconde ville la plus peuplée du pays, la dernière attaque a aussi touché des immeubles d'habitations, des commerces, un restaurant ou encore des quartiers résidentiels, dans lesquels les civils tentent de survivre. Beaucoup sont fatalistes quant à leur sort.

"J'étais chez moi, et tout m'est tombé sur la tête", raconte un habitant dans le sujet vidéo à retrouver en tête cet article. "Il faut vraiment avoir l'âme noire pour faire ça, voilà comment nous fêtons le Nouvel an", regrette une autre femme ukrainienne, au milieu des débris des destructions. Certes, ce type de bombardement est habituel pour les résidents de Kharkiv. Mais la raison invoquée par Moscou, elle, diffère pour justifier ces frappes : il s'agit de représailles après l'attaque, samedi, de la ville russe de Belgorod, imputée par le Kremlin à Kiev.

Poutine ne veut pas reculer

Avec ces frappes, pour la première fois depuis le début de la guerre, le bilan chez les civils russes a dépassé des seuils jamais vus, avec au moins vingt morts comptabilisés lors de différentes explosions, parfois filmées par des passants. Lors de ses vœux à la nation, le président russe, Vladimir Poutine, n'en a pas touché un mot. "Nous ne reculerons jamais", a-t-il simplement martelé.

Entre l'Ukraine et la Russie, l'année 2023 se termine donc par un statu quo sanglant, qui a vu les lignes de front se figer et les populations civiles ukrainiennes continuer à souffrir. Pour eux, l'espoir de trouver la paix en 2024 semble bien loin. 


T.A. | Reportage TF1 Michel SCOTT

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