En Grèce, les pompiers sont toujours sur le qui-vive, malgré une légère accalmie observée ce vendredi sur le front des incendies.
La vigilance est toute particulière dans la zone militaire près de Volos, où le feu a provoqué l'explosion d'un entrepôt de munitions.

En Grèce, l'incendie des environs de Volos a gagné jeudi 27 juillet une caserne militaire proche de Nea Anghialos, à une vingtaine de kilomètres, provoquant une série d'explosions dans un entrepôt de munitions de l'armée de l'air. Comme on peut le voir sur la vidéo du JT de TF1 en tête de cet article, ces déflagrations ont été retransmises en direct par les télévisions grecques présentes pour couvrir les feux de forêt.

On est en colère, triste et surtout déçus parce qu'encore une fois, on nous a laissé seuls.
Un habitant de Nea Anghialos

Ces explosions ont provoqué la panique chez les habitants qui ont couru vers le port pour fuir sur des canots pneumatiques. "Les enfants d'abord, ne paniquez pas !", lance un retraité, qui tente de ramener le calme. D'autres se sont réfugiés dans des bus pour gagner la ville voisine. Ce vendredi, le feu dans la caserne, à trois kilomètres environ du village, était enfin circonscrit et les habitants de Nea Anghialos ont pu retourner dans leurs maisons et magasins.

Mais ils découvrent leur rue défigurée. Toutes les vitres ont été soufflées par l'onde de choc. "C'était sûr. On est en plein dans la trajectoire de l'explosion", constate un commerçant, dépité. "On était sur le balcon, le souffle était si puissant. Les portes ont claqué. On a eu peur et on a décidé de fuir", témoigne une riveraine. Comme elle, la plupart des habitants étaient encore dans le village quand les explosions ont eu lieu. "On n'a même pas reçu de messages d'alerte pour partir. On est en colère, triste et surtout déçus parce qu'encore une fois, on nous a laissé seuls", dénonce l'un d'eux. 

Si pour l'instant, l'incendie semble maîtrisé, des policiers quadrillent toutes les rues et limitent les accès de Nea Anghialos. A la sortie du village, il est d'ailleurs impossible d'aller plus loin, les autorités maintiennent un périmètre de sécurité de 3 km autour de l'entrepôt. Tandis que des équipes de déminage sécurisent la zone. Ils craignent de nouvelles explosions dans les prochaines heures. 

Ces incendies ont causé la mort de cinq personnes, selon le dernier bilan ce vendredi du gouvernement, et près de 50.000 hectares de forêt et de végétation ont été dévastés, a estimé l'Observatoire d'Athènes. Ils ont aussi fait une victime collatérale : le ministre de la Protection du citoyen, Notis Mitarakis, a démissionné vendredi "pour des raisons personnelles", un départ lié cependant à des vacances prises pendant ces jours difficiles, selon l'entourage du Premier ministre.


V. F Reportage TF1 : Léa Merlier, Fabrice Maillard et Hélène Massiot

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