Le Royaume-Uni veut interdire le tabac : une réglementation déjà plus stricte qu'en France

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : L. Merlier, M. Merle, F. Le Goïc
Publié le 18 avril 2024 à 10h23

Source : JT 20h Semaine

Les députés britanniques ont voté en faveur de l’interdiction de l’achat de cigarettes à toute personne née après 2009.
Si la mesure n'est pas encore définitivement adoptée, le Royaume-Uni dispose déjà d'une réglementation plus stricte que la France.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a comme projet d’interdire aux personnes nées après 2009 d’acheter des cigarettes pour le reste de leur vie. Une mesure radicale saluée par certains. "Ça veut dire que mes enfants ne pourront jamais fumer. Et c'est une bonne chose car ça tue des milliers de personnes", réagit un Britannique. Mais d’autres sont plus sceptiques : "Les gens doivent avoir la possibilité de prendre les décisions par eux-mêmes. C'est très infantilisant", commente un autre homme.

À Londres, le projet inquiète les gérants de magasins de tabac. Installés à tous les coins de rue, ils vendent des bonbons, des souvenirs, mais surtout des cigarettes. "50% de mes revenus, c'est le tabac", nous dit l'un de ces commerçants, nommé Tanmay. Selon lui, la loi est déjà très stricte. Ainsi, un paquet de cigarettes coûte 20% plus cher qu’en France et la vente de tabac est interdite aux mineurs, sous peine d’une amende de 3000 euros. "Si quelqu'un n'a pas l'air d'être majeur, je contrôle sa carte d'identité, même pour une cigarette électronique", précise Tanmay.

Le nouveau projet du gouvernement s’inscrit donc dans une politique agressive antitabac. Il est aussi interdit de fumer, même en extérieur, dans de plus en plus d’endroits : en terrasse ou dans les lieux publics, comme dans certains parcs. La cigarette est responsable d’environ 80.000 décès chaque année au Royaume-Uni. 

Pour Deborah Arnott, experte du sujet, lutter contre le tabagisme est un enjeu de santé, mais aussi économique : "L'industrie du tabac se plaint d'être trop taxée mais ce n'est même pas ce que coute cette industrie aux finances publiques. Pas seulement le système de santé mais aussi la sécurité sociale, car les gens tombent malades et meurent prématurément", souligne-t-elle.

Le vote du texte à la Chambre des communes, mardi 16 avril, n'était que la première étape d'un long processus législatif. Le projet doit encore être adopté par le Parlement.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : L. Merlier, M. Merle, F. Le Goïc

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