REPORTAGE - L'enfer des habitants de Gaza face aux bombardements israéliens : "Il n'y a plus d'eau courante"

par A.B. | Reportage TF1 : Ignacio Bornacin, Corinne Chevreton et Thomas Leroy
Publié le 11 octobre 2023 à 23h09

Source : TF1 Info

Israël poursuit ses bombardements sur la bande de Gaza, après l'attaque sans précédent lancée par le Hamas contre l'État hébreu.
La petite bande de terre, dans laquelle résident plus de deux millions de personnes, est également soumise à un blocus total.
Les habitants, eux, sont pris au piège des frappes et manquent de tout.

Israël avait promis de répondre avec "énormément de force". Cinq jours après l'attaque sans précédent menée par le Hamas sur l'État Hébreu, Tel Aviv poursuit ses bombardements sur la bande de Gaza, soumise à un blocus total. Sur place, certains quartiers ont été dévastés. "On a juste eu le temps d'entendre les missiles nous tomber dessus, nos enfants sont morts, nous sommes tous morts", témoigne, dans le reportage en tête de cet article, le résident d'un quartier de Gaza peuplé par 15.000 personnes. "Je suis terrifié", admet un autre.

Ce mercredi 11 octobre, c'est l'université de Gaza qui a été bombardée. Dans la seule nuit de mardi à mercredi, l'armée israélienne assure avoir détruit 350 cibles du Hamas dans le cadre de son opération "Sabre de fer", comme elle l'a appelée. Et au milieu des frappes, deux millions d'habitants, dont un sur deux est âgé de moins de 20 ans. 

Plus d'eau courante

Des Palestiniens forcés de faire la queue durant des heures devant les boulangeries pour faire le maximum de provision. "Il y a neuf familles qui sont venues vivre chez moi, elles viennent de partout dans Gaza", témoigne une habitante. Selon le gouvernement palestinien, 23.000 habitations ont été détruites, poussant sur la route des milliers de personnes. Si bien que les centres de réfugiés sont pris d'assaut. Celui installé par l'Onu au cœur de la ville de Gaza accueille des centaines de familles.

"Ici, il y a des enfants, des femmes et des malades, mais il n'y a plus d'eau courante", raconte une réfugiée dans le JT de TF1. Dans les rues, les habitants tentent de remplir des jerricans avec les rares robinets qui coulent encore. Une vie rendue impossible alors que le ministre israélien de la Défense a annoncé, lundi, un "siège complet", "pas d'électricité, pas d'eau et pas de gaz" pour ce territoire pauvre et exigu où la seule centrale électrique du territoire est à l'arrêt faute de carburant. 

À Gaza, les hôpitaux, qui manquent de matériel, sont débordés par l'afflux de blessés. Et les Gazaouis n'ont nulle part où fuir. L'unique point de passage des biens, Kerem Shalom, a été fermé, tout comme le poste frontière d'Erez vers Israël. Celui de Rafah, vers l'Égypte, a quant à lui été bombardé trois fois en moins de 24 heures. 


A.B. | Reportage TF1 : Ignacio Bornacin, Corinne Chevreton et Thomas Leroy

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info