À Antioche, certains quartiers n'ont toujours pas vu un seul secouriste.
Depuis le séisme, les habitants se débrouillent seuls pour fouiller les décombres.
Après le désarroi, c'est la colère qui monte, dans cette ville turque proche de la Syrie.

Autour de cet immeuble en ruines, il n’y a pas de secours, ni de militaires. Quand notre équipe rencontre Mohammed dans ce quartier d'Antioche, cela fait six jours que ce survivant n’a pas vu un seul sauveteur. Ce sont les habitants du quartier qui fouillent les décombres eux-mêmes, avec les moyens du bord. "On a dû se débrouiller tous seuls pour trouver ces tractopelles", témoigne-t-il dans le reportage de TF1 en tête de cet article, "on n'a pas le choix, on doit sortir les corps nous-mêmes". Une quinzaine de victimes se trouveraient encore sous la montagne de gravats face à lui. 

Des quartiers inaccessibles

À la douleur des habitants d’avoir perdu des proches, vient désormais s’ajouter la colère. "La question qu'on se pose tous", affirme un autre survivant du séisme, "c'est qui va venir nous aider, qui ?". Même si les secours parviennent enfin à atteindre la ville, il est extrêmement difficile de circuler à l’intérieur, car la plupart des rues sont bloquées par des bâtiments effondrés. 

Dans un autre quartier d'Antioche, après des jours à fouiller les décombres à mains nues, les habitants sont finalement épaulés par des sauveteurs. Ils demandent le silence à la recherche d’un signe de vie. Mais pour un volontaire qui a entendu des voix implorer de l'aide la veille, il est déjà trop tard. Pourtant, quelques instants plus tard, c'est ensemble que civils et secouristes parviennent à sauver une enfant. 


La rédaction de TF1info | Reportage : Léa Merlier, Bixente Hacala. Frédéric Mignard

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