Emmanuel Macron est en Afrique pour tenter d'enrayer la perte d'influence française sur ce continent.
Le recul tricolore est aussi économique : les parts de marché françaises ont diminué de moitié en vingt ans.
Le président français dénonce les pratiques des Chinois et des Russes, sans les nommer.

Les Français sont en perte de vitesse dans les ports africains, ou sur les chantiers de construction à travers tout le continent, mais aussi dans l'exploitation des ressources naturelles. En l'espace de vingt ans, la France, qui fut longtemps le premier partenaire économique de nombreux pays africains, et souvent le seul, a laissé sa place à la Chine.

Un poids économique en chute libre

Le poids économique de la France en Afrique a été divisé en deux en seulement vingt ans, comme le démontre le reportage de TF1 en tête de cet article, alors que la part de la Chine sur les marchés africains s'envole à des niveaux record. D'autres pays, comme les États-Unis, l'Allemagne ou l'Inde, sont également présents, et atteignent aujourd'hui le même niveau que nous. Pour s'imposer sur le continent, la Chine multiplie les contrats XXL. Elle a, par exemple, implanté des usines en un temps record, et a investi dans des routes et d'autres infrastructures majeures.

Depuis Kinshasa, Emmanuel Macron accuse, sans les nommer, certains pays de faire de la "prédation", notamment sur les ressources naturelles africaines- une attaque qui pourrait viser Pékin comme Moscou. Alors, comment s'imposer en jouant la différence ? C'est le pari de Cédric Botella, entrepreneur français spécialisé dans les drones, rencontré par notre équipe. Il est déjà installé en République démocratique du Congo, où il estime que "tout est à faire" dans son secteur. D'ici à la fin du siècle, près d'un habitant sur deux de la planète sera africain.


La rédaction de TF1info | Reportage : François-Xavier Ménage, Sébastien Augey, Adrian Ako

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