Les Ukrainiens opposent une résistance farouche à l'invasion de la Russie.
De quels équipements disposent-ils face à la troisième armée du monde ?

Les experts militaires s’accordent tous sur un point : l'armée russe avance moins vite qu'attendu en Ukraine. Il faut dire que jusqu'ici, les pays occidentaux ont livré avec succès des armes et des munitions aux Ukrainiens, même si ce soutien pourrait se compliquer dans les prochains jours, a averti lundi la vice-secrétaire d’État américaine Wendy Sherman.

À titre d'exemple, les missiles antiaériens livrés à l'armée ukrainienne ont fait mouche il y a quelques jours face à un hélicoptère d'attaque russe, touché de plein fouet. L'équipage n'a eu aucune chance de survie. Pour les avions de combat, la menace est la même à moins de 4800 mètres d'altitude.

Missiles Stinger et roquettes antichars

 Chaque exemplaire de missile Stinger est portable par un seul homme. L'engin mesure 1,5 m de long, pèse 15 kg et file à près de 2 500 km/h. Selon les prix de 1991, il coûte autour de 24.000 euros, mais sans doute moins aujourd'hui. Selon une estimation basse, 3 700 de ces missiles ont été promis par les alliés de l'Ukraine, malgré les protestations de l'armée russe. "Aujourd'hui, on continue à avoir tous les jours des avions de chasse qui se font abattre. La grosse difficulté pour les Russes, c'est qu'ils volent en très basse altitude, notamment parce qu'ils manquent de munitions de précision. Donc ils se mettent à portée de tir", explique l'expert en aéronautique Xavier Titelman, dans la vidéo du 20H de TF1 en tête de cet article. 

Constat identique au sol comme à Bucha où une colonne de blindés russe a été décimée. Les missiles et les roquettes antichars sont dévastateurs. Presque 16.500 vont être livrés, sans compter les futurs approvisionnements. On trouve différents types fournis par la Grande-Bretagne ou par la Suède. Mais c'est le Javelin américain, livré avant même le début du conflit, qui semble être le plus abondamment utilisé. Il ne pèse pas plus d'une vingtaine de kilos et là encore son emploi est extrêmement simple par un fantassin rapidement formé. 

Après le tir, le guidage est automatique jusqu'à la cible. "C'est une double charge. La première va percer le blindage et derrière un dard de feu va pouvoir pénétrer par le trou qui a été pratiqué. La température monte à l'intérieur, il y a une projection de métal fumant et comme il y a énormément d'obus dans le char, c'est une cocotte minute, ça explose et c'est fini", détaille Pierre Servent, le consultant défense de TF1-LCI.

Les drones d'attaque au sol sont l'autre arme majeure exploitée par l'Ukraine, le Bayraktar de fabrication turque. Ils ont frappé des convois de lance-missiles et de logistique russe avec beaucoup d'efficacité. Mais l'Ukraine qui, semble-t-il, disposait d'une douzaine de machines en a perdu plusieurs depuis le début des opérations.


V. F | Reportage TF1 Olivier Santicchi, Séverine Fortin

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