Deux avions en provenance du Niger ont atterri dans la nuit de mardi à mercredi, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
À bord, une majorité de Français, soulagés d'être rapatriés d'un pays soumis à un coup d'État.
"Nous avons de la chance d'avoir été évacués aussi vite", raconte l'une d'elles au micro de LCI.

Moins de 24 heures après l'annonce des opérations d'évacuation, les premiers Français du Niger sont arrivés à Paris. À 1h45, puis à 4h30, dans la nuit de mardi à mercredi, deux avions affrétés par le gouvernement ont atterri à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. À leur bord, une grande majorité de Français. Les personnes interrogées à leur descente de l'avion se disent soulagées de ne plus se situer dans le pays en proie à un coup d'État depuis le 26 juillet et la retenue du président Mohamed Bazoum dans sa résidence présidentielle.

"C'est toujours bien d'être rentré, nous verrons dans les jours et semaines prochaines comment cela va évoluer là-bas", raconte à LCI l'un des passagers (voir vidéo en tête de cet article). "Je pense que nous avons de la chance d'avoir été évacués aussi vite", abonde une autre rapatriée. "Je n'ai jamais craint pour ma sécurité, mais il y a le doute de ce qu'il se passe sur place", alors que l'ambassade de France, ex-puissance coloniale dans la région et soutien du président Bazoum, a notamment été prise pour cible.

Un soulagement de se retrouver sur la terre métropolitaine
Un Français rapatrié du Niger

Mardi 1ᵉʳ août, la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna avait annoncé au micro de TF1-LCI le rapatriement des Français présents au Niger "dans les 24 heures", mais sans obligation de quitter le territoire. "Pour la majorité des passagers, c'est un soulagement de se retrouver sur la terre métropolitaine et retrouver l'ensemble des familles", assure l'un des Français présents dans l'avion.

Sur les quelque 1200 Français enregistrés sur les listes consulaires au Niger, selon Paris, 600 ressortissants souhaiteraient revenir en France. Paris profite de ces vols pour rapatrier également les ressortissants volontaires des pays partenaires. Dans les deux avions ayant atterri en France dans la nuit de mardi à mercredi se trouvaient ainsi des Nigériens, des Portugais, des Belges, des Éthiopiens, des Libanais, des Allemands, des Canadiens, des Américains, des Autrichiens et des Indiens, selon le ministère des Affaires étrangères.

D'après l'AFP, le souhait des autorités est de clore l'opération à la mi-journée ce mercredi. Quatre avions de rapatriement ont pour l'instant été prévus.


I.N

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