Ukraine : onze mois de guerre

Ukraine : une interview du pape s'attire les foudres de Moscou

TG avec AFP
Publié le 29 novembre 2022 à 18h33
JT Perso

Source : JT 20h WE

Le pape François a évoqué lundi la "cruauté" à laquelle l'Ukraine est confrontée avec l'offensive russe.
Moscou a déposé mardi une plainte officielle auprès du Vatican.

Le torchon brûle entre Moscou et le Vatican. En cause ? Des propos du pape François, sur le rôle présumé des minorités ethniques russes dans le conflit en Ukraine. Une sortie qui a "indigné" le pouvoir russe.

"Quand je parle de l'Ukraine, je parle de la cruauté parce que j'ai beaucoup d'informations sur la cruauté des troupes" qui arrivent en Ukraine, a déclaré le pape dans une interview accordée au journal jésuite America et publiée lundi sur son site. "Les plus cruels sont peut-être ceux qui viennent de Russie, mais (qui ne sont) pas de tradition russe, comme les Tchétchènes, les Bouriates", a-t-il déclaré. La Tchétchénie est une République du Caucase russe à majorité musulmane, la Bouriatie est, elle, une région bouddhiste de Sibérie située entre le lac Baïkal et la Mongolie. 

"Ce n'est même plus de la russophobie, c'est de la perversion"

Moscou a déposé mardi une plainte officielle auprès du Vatican après les propos du pape, selon l'agence de presse publique RIA Novosti. "J'ai exprimé mon indignation après ces insinuations et indiqué que rien ne pouvait ébranler la cohésion et l'unité du peuple multinational russe", a déclaré à l'agence l'ambassadeur russe auprès du Saint-Siège, Alexandre Avdeïev. La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a fustigé lundi sur Telegram les propos du pape en lançant : "Ce n'est même plus de la russophobie, c'est de la perversion".

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La Russie a été accusée en septembre de mobiliser de manière disproportionnée des hommes appartenant à des minorités ethniques de Sibérie et du Caucase pour appuyer son offensive en Ukraine, après l'annonce par le Kremlin d'une mobilisation partielle qui a touché environ 300.000 réservistes. Depuis, ces minorités reviennent souvent dans l'actualité liée au conflit : elles compteraient plus de soldats tués sur le front en Ukraine, en comparaison avec les Russes ethniques. Elles ont également été accusées d'avoir joué un rôle dans des atrocités attribuées par Kiev aux forces russes, comme le massacre de Boutcha.


TG avec AFP

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