En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

"Poutine sera un paria" : Biden promet de faire "payer les conséquences" à la Russie

V. Fauroux, avec AFP
Publié le 24 février 2022 à 21h09, mis à jour le 24 février 2022 à 22h39
JT Perso

Source : TF1 Info

En réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Joe Biden a annoncé ce jeudi soir une nouvelle série de sanctions économiques.
Le président américain prévoit également le déploiement de soldats supplémentaires en Europe.

Vladimir Poutine deviendra "un paria sur la scène internationale". En réaction à l'invasion russe en Ukraine, Joe Biden a décidé de toucher au cœur l'économie russe. Après un sommet virtuel réunissant les dirigeants du G7, le président américain a annoncé une salve de nouvelles sanctions visant les banques, les élites et les exportations russes.

Les États-Unis vont ainsi imposer des sanctions économiques et des restrictions d'exportation vers la Russie, a indiqué Joe Biden, assurant qu'elles imposeraient un "coût sévère à l'économie russe, à la fois immédiatement et à long terme". 

Quatre banques russes supplémentaires vont aussi être sanctionnées et plus de la moitié des importations technologiques de la Russie supprimées, a-t-il affirmé lors d'un discours depuis la Maison Blanche. "Nous ajoutons également des noms à la liste des (élites) russes et des membres de leur famille qui sont sanctionnés", a fait savoir le président américain.

Dans la foulée de l'allocution de Joe Biden, le département au Trésor a également annoncé des sanctions contre 24 personnes et organisations bélarusses, accusées d'avoir soutenu et aidé l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Ces sanctions visent des banques, des entreprises de défense et de sécurité, des responsables de la défense au sein du gouvernement du Bélarus, et des proches du président bélarusse Alexandre Loukachenko, ciblant "le secteur de la défense et les institutions financières du Bélarus, deux domaines dans lesquels le Bélarus entretient des liens particulièrement étroits avec la Russie", souligne le Trésor dans son communiqué. 

Couper la Russie du réseau interbancaire Swift, une "option"

Sanctionner Vladimir Poutine personnellement est aussi "sur la table", a encore dit Joe Biden, sans vouloir donner plus de détails. Couper la Russie du réseau interbancaire Swift, rouage essentiel de la finance mondiale, reste également "une option" selon le locataire de la Maison-Blanche. Il a toutefois souligné qu'"actuellement cela n'était pas (une) position" partagée par les Européens, et assuré que les autres sanctions financières annoncées jeudi par les États-Unis et leurs alliés avaient "autant d'impact, voire plus d'impact" que cette option, réclamée par l'Ukraine elle-même. Joe Biden a d'ailleurs une nouvelle fois tenu à répéter que les États-Unis n'agissaient pas seuls sur ce dossier. "Nous allons limiter la capacité de la Russie à faire des affaires en dollars, euros, pounds et yen", a-t-il prévenu. 

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Par ailleurs, le président américain a assuré que les États-Unis défendront "le moindre pouce de territoire de l'Otan", mais n'enverront pas de troupes en Ukraine. "Nos forces armées ne vont pas en Europe pour combattre en Ukraine, mais pour défendre nos alliés de l'Otan et rassurer ses alliés de l'Est", a précisé Joe Biden. 

Ce jeudi soir, le Pentagone a annoncé l'envoi de quelque 7.000 soldats supplémentaires en Allemagne. L'objectif de ce nouveau déploiement, qui interviendra dans les prochains jours, est de "rassurer les alliés de l'Otan, dissuader une attaque russe et être prêt à soutenir les besoins dans la région", a précisé un haut responsable militaire. Ces soldats américains s'ajoutent aux 5.000 militaires déjà envoyés par le président Joe Biden en Allemagne et sur le flanc Est de l'Otan. Washington a également repositionné un millier de soldats dans les Pays Baltes et en Roumanie, qui craignent que le conflit ne s'étende à leurs frontières. Avec les renforts annoncés jeudi, les États-Unis auront plus de 90.000 soldats en Europe.


V. Fauroux, avec AFP

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