REPORTAGE - 80 ans de la bataille de Stalingrad : une journée de commémorations en présence de Vladimir Poutine

par La rédaction de TF1info | Reportage : Jérôme Garro, Gilles Parrot
Publié le 3 février 2023 à 11h45, mis à jour le 3 février 2023 à 12h12

Source : JT 20h Semaine

La Russie célébrait ce jeudi les 80 ans de la victoire de Stalingrad, tournant de la Seconde guerre mondiale.
Le président russe a fait le déplacement jusqu'à Volgograd, nouveau nom de la ville.
Vladimir Poutine, que certains disent menacé, était entouré d'un impressionnant dispositif de sécurité.

Volgograd sous cloche. Les rues sont quadrillées, le centre-ville bouclé, l'espace aérien fermé. Vladimir Poutine arrive. Plusieurs tests Covid obligatoires et une fouille méticuleuse pour accéder au théâtre où le Président vient faire un discours. Nous sommes accrédités, avec quelques rares autres journalistes occidentaux. Le maître du Kremlin fait l'éloge des soldats soviétiques vainqueurs du nazisme, et très vite ce parallèle. 

"Nous sommes menacés par les chars allemands"

"C'est incroyable, mais de nouveau, nous sommes menacés par les chars allemands, les chars Leopard, avec les mêmes croix peintes sur le côté. De nouveau, ils se préparent à combattre la Russie sur la guerre d'Ukraine, avec les mains de petits partisans méprisables d'Hitler", déclare Vladimir Poutine. Sept minutes de discours, seulement, point d'orgue d'une journée de commémorations qui a démarré ce jeudi matin. 

Utiliser le passé et le souvenir de cette bataille pour mobiliser les esprits en Russie. Défilé militaire et reconstitutions pour faire revivre aux visiteurs la bataille de Stalingrad. Au premier plan, les blindés allemands, avec leurs croix bien visibles, balayés par l'armée russe. Dans le public, la comparaison est vite faite avec le conflit en Ukraine. "En Ukraine, c'est la même chose, ce sont aussi des fascistes là-bas, mais on gagnera cette guerre, on ira jusqu'au bout ! C'est eux, les fascistes, qui ont cherché ça", explique une femme dans le public. Pendant les commémorations, quelques Français sont aperçus, dont le petit-fils du général de Gaulle, qui a récemment soutenu publiquement la Russie. Des invités privés, sans légitimité diplomatique, mais mis en avant. 

"C'est moi qui viens de mon propre gré, ils m'ont demandé de participer à l'organisation. Bien sûr, j'ai accepté, parce que Stalingrad, c'est symbolique. Et puis de toute façon, avec la Russie, on continuera à avoir des relations avec eux", affirme Pierre Malinowski, président de la Fondation historique franco-russe. Pour ces commémorations, aucun officiel ni aucun ambassadeur européen n'était convié.


La rédaction de TF1info | Reportage : Jérôme Garro, Gilles Parrot

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