Selon le magazine "UFC-Que Choisir", les prix moyens des nuitées proposées dans certains hôtels parisiens le jour de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 2024 ont bondi de 226%.Frank Delvau, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) Paris Île-de-France, rappelle que les prix ne peuvent pas être encadrés.
Les Jeux olympiques vont-ils vider le porte-monnaie des touristes ? Selon une étude réalisée par l'UFC-Que Choisir et dévoilée mardi par France Inter, les prix moyens de certains hôtels parisiens ont bondi de 226% pour la cérémonie d'ouverture. Une explosion qui peut choquer. Mais Frank Delvau, président de l'Umih Paris-IDF, se veut rassurant auprès de TF1info : toutes les chambres, explique-t-il dans cet entretien, ne sont pas encore ouvertes à la réservation. Ce qui, selon lui, permettra de stabiliser les prix.
L'étude d'UFC-Que choisir reflète-t-elle bien ce que vous voyez sur le terrain ?
Frank Delvau : Cette enquête est une photographie des prix à un instant T, pour le soir de la cérémonie d'ouverture, le 26 juillet, où nous attendons 400.000 visiteurs. Elle ne concerne que 80 hôtels sur les 1300 en Île-de-France puisque ce sont ceux qui se situent dans un rayon d'un kilomètre autour du parcours de la cérémonie. On ne prend pas du tout en compte les locations meublées touristiques de courte durée, de type Airbnb.
Sur les 160.000 chambres d'hôtels franciliennes, une part importante n'est pas encore ouverte à la réservation. Après la Coupe du monde de rugby cet automne et les fêtes de fin d'année, les hôteliers attendent un petit peu pour remettre leurs chambres sur le marché.
"Une rencontre entre l'offre et la demande"
Peut-on exiger une baisse des prix des chambres d'hôtel ?
Il n'y a jamais eu d'encadrement des prix pendant les Jeux olympiques, ça n'existe pas. À Londres, en 2012, ils ont été multipliés par 3,5. Ça me paraît être une bonne barre. Lors de tous les grands événements à Paris, il y a une hausse des prix, pour le Salon de l'Agriculture, la Fashion Week... C'est simplement une rencontre entre l'offre et la demande.
Pour le moment, les chambres réservées sont surtout dans le haut-de-gamme, pour les sponsors et les médias. Ces hôtels-là risquent d'être complets, mais pour le reste, il restera des places. Paris a l'habitude d'accueillir des touristes : trois millions de visiteurs viennent chaque été. Lors des JO de Londres, il y a eu moins de touristes que les étés habituels. Et il ne faut pas oublier que la moitié des billets ont été achetés par des Franciliens.
Certains hôteliers obligent les clients à réserver plusieurs nuits, est-ce légal ?
Tant que c'est affiché et clairement annoncé, les hôteliers ont le droit d'exiger un certain nombre de nuits. De toute manière, il est rare de vouloir réserver pour une seule nuit. Quand vous venez de loin, vous restez dans la ville plusieurs jours.
