De l'espace aux fonds marins, en passant par le sommet de l'Everest, la flamme olympique a tout connu...
Mais son parcours a parfois été semé d'embûches.
On fait le point sur quelques actes manqués du relais de la flamme.

Le parcours de la flamme olympique n'est pas toujours un long fleuve tranquille... Depuis 88 ans, la tradition veut qu'elle parcoure des centaines, voire des milliers de kilomètres, avant de se rendre dans la ville organisatrice. Plusieurs éditions rythmées par une série d'imprévus et de scènes insolites. Petit florilège des couacs les plus marquants.

Melbourne 1956 : un slip enflammé dans une fausse torche

L’incident le plus marquant remonte à 1956. Cette année-là, un étudiant australien, Barry Larkin, a réussi à tromper tout le monde avec une torche faite maison. À Sydney, le jeune homme, qui a prévu une fausse escorte motorisée pour un canular, se retrouve entouré de réels motards de police après s'être mis à courir. Il tient dans ses mains un pied de chaise encastré dans une boîte de conserve, et un slip imbibé d'un produit hautement inflammable. 

La foule l'accompagne jusqu'à l'hôtel de ville de Sydney. En haut des marches, le maire reçoit la torche. C'est en attaquant son discours qu'il prend finalement conscience de la supercherie.

Séoul 1988 : des colombes brûlées lors de l'allumage de la flamme

Cette fois, c'est l'allumage de la flamme olympique qui prend une tournure inattendue, le 17 septembre 1988, au stade de Séoul. Libérées quelques instants plus tôt, des dizaines de colombes se rapprochent de la vasque au moment où elle est enflammée. Plusieurs oiseaux sont rôtis, en pleine diffusion en direct, sous les yeux horrifiés des spectateurs.

Les organisateurs ont poursuivi la cérémonie normalement, comme si la scène n'était jamais advenue. À noter tout de même que depuis cette triste séquence, le lâcher de colombes durant la cérémonie d'ouverture des JO se déroule après l'allumage de la flamme, et non juste avant.

Pékin 2008 : des contestations d'ampleur

Si les manifestations sont fréquentes lors du relais olympique tant l'exposition médiatique est grande, celles de 2008 ont été particulièrement marquées. Les manifestants pro-Tibétains ont harcelé les porteurs de la flamme à Paris, obligeant les organisateurs à annuler les derniers relais et de convoyer la flamme en bus jusqu'à son lieu d'arrivée, le stade Charléty, dans le sud de la capitale. 

Sotchi 2014 : la flamme éteinte dès le premier jour, puis rallumée au briquet

Les faits se déroulent cette fois le 7 octobre 2013. Quelques minutes après une cérémonie sur la Place Rouge à Moscou (Russie), le deuxième relayeur voit la flamme s'éteindre progressivement dans ses mains. Un agent de sécurité lui vient finalement en aide, contraint de rallumer la torche... avec un briquet classique. Une scène qui se produit à plusieurs reprises lors de ce relais. 

Rio 2016 : un jaguar exhibé à côté de la flamme doit être abattu

Nouveau couac assez improbable pour la flamme, cette fois à Rio de Janeiro en 2016. L'idée ? Accueillir la flamme, lors d'une étape dans la forêt amazonienne, avec "Juma", un jaguar femelle symbole d'une espèce en voie de disparition dans la forêt brésilienne. 

JAIR ARAUJO / DIARIO DO AMAZONAS / AFP

Malheureusement, lors de son transfert d'un enclos vers un autre, Juma s'enfuit. Quatre fléchettes tranquillisantes ne suffisent pas à l'arrêter. Les soldats sont contraints de l'abattre après que l'animal ait attaqué un dresseur. "Nous avons commis une erreur en permettant que la torche olympique, symbole de paix et d'union entre les peuples, soit exhibée aux côtés d'un animal sauvage attaché", avait réagi le Comité d'organisation de Rio 2016. 


Marie TERANNE

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