La flamme olympique a été allumée à Olympie, en Grèce, mardi.
À son arrivée en France à Marseille, le 8 mai, elle entamera un périple traversant 64 départements, dont cinq territoires d'outre-mer.
Résistance à la pluie, étude des trajets en avion et en bateau, sécurité... Le patron du Relais de la Flamme olympique dévoile à TF1info tous les petits secrets du voyage du précieux flambeau.

Elle entamera dans quelques jours un périple inédit à travers la France. La flamme olympique, allumée mardi à Olympie, en Grèce, arrivera à Marseille le 8 mai prochain après avoir embarqué dans le voilier Bélem depuis Athènes. Au programme ? Un trajet qui la fera traverser soixante-quatre départements, dont cinq territoires ultramarins, avant de rallier définitivement Paris, jusqu'à l'allumage de la vasque olympique, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques le 26 juillet prochain. La flamme sera ensuite installée au jardin des Tuileries durant toute la compétition. 

Bien sûr, une telle épopée requiert d'immenses efforts logistiques pour préparer au mieux le passage de la flamme. Principal défi de cet événement XXL : que celle-ci ne s'éteigne jamais. "Ce serait mieux !", concède le directeur général du Relais de la Flamme de Paris 2024, Grégory Murac, joint par TF1info. Selon le responsable, tout a été pensé pour éviter une telle déconvenue, une fois la transmission du flambeau aux Français effectuée le 26 avril au stade olympique d'Athènes par le Comité olympique grec. 

Le relais de la flamme olympique traversera soixante-quatre départements, dont cinq territoires d'outre-mer.
Le relais de la flamme olympique traversera soixante-quatre départements, dont cinq territoires d'outre-mer. - PARIS 2024

Des policiers ou militaires "gardiens" de la flamme

Concrètement, comment la flamme va-t-elle être préservée au quotidien ? Des lanternes, conservant l'émanation de la flamme originelle d'Olympie, accompagnent le convoi tout au long de son périple. Tous les jours, les torches permettant d'effectuer le relais entre les 10.000 porteurs se succédant à travers les différentes villes-étapes. Pour ce faire, des "gardiens" et des "gardiennes" de la flamme olympique veilleront à la protection de ces différentes lanternes, qui doivent rester allumées en continu. 

Policiers, gendarmes, militaires ou membres de la protection civile : tous seront tour à tour "les nounous" du précieux trésor, résume Grégory Murac. Une mission à accomplir 24 heures sur 24 : "La nuit, la flamme dormira dans leur chambre", indique ainsi le responsable. Ces "gardiens" ont été désignés partout sur le territoire métropolitain, mais aussi directement dans les départements d'outre-mer. "Ils prendront soin de la lanterne, parce qu'elle doit être ravitaillée avec un petit peu de paraffine (une matière inflammable, nldr), poursuit Grégory Murac. Ils vont vraiment faire en sorte que ces lanternes ne s'éteignent jamais."

Une résistance étudiée pour les trajets en bateau ou en avion

Autre enjeu pour l'organisation : faire résister la flamme à un voyage très long, sur cinq continents différents. Rien qu'en France métropolitaine, le passage de la main à la main entre les différents relayeurs a été étudié dans cet objectif. Une torche unique en son genre, prévue pour faire face aux intempéries, a été conçue spécialement pour l'occasion. Des tests ont été réalisés afin que la flamme perdure selon différentes conditions météorologiques, y compris en cas de vents équivalents à 100 kilomètres/heures. "C'est une technologie à la mise au point extrêmement complexe, parce qu'on est dans des volumes qui sont petits, résume Grégory Murac au sujet de l'objet. On a dû faire avec toutes les contraintes d'appel d'air et de chaleur."

Outre le relais en lui-même, la flamme d'Olympie embarquera aussi jusqu'aux Antilles au sein du trimaran Banque-Populaire du skipper Armel Le Cléac'h, vainqueur du Vendée Globe lors de l'édition 2016-2017. "Des pièces spécifiques, construites autour de nos lanternes, ont été créées pour qu'elles puissent être installées dans le bateau" lors de la traversée, précise le patron du Relais de la Flamme. Même chose pour les différents trajets en avion (vers la Nouvelle-Calédonie, la Réunion ou lors de son retour à Nice, le 18 juin), pour lesquels Air France a conçu une procédure spéciale afin de pouvoir transporter sans problème la flamme lors de ses vols long-courrier.

Et si, malgré toutes ces précautions, la flamme venait malencontreusement à s'éteindre ? "Dans ces conditions, on ferait intervenir un gardien de la flamme, placé dans le bus d'organisation avec une lanterne, rapporte Grégory Murac. À ce moment-là, il descendrait du véhicule pour venir rallumer la torche, toujours avec l'émanation de la flamme originelle d'Olympie." Une situation qui a déjà connu des précédents par le passé, comme en 2012, lors du relais précédant les Jeux olympiques de Londres.


Theodore AZOUZE

Tout
TF1 Info