Dans deux mois jour pour jour, le monde aura les yeux rivés sur la France et Paris pour le lancement des Jeux Olympiques.
Parmi les espoirs de médailles tricolores, le plongeur, Alexis Jandard, est récemment devenu célèbre malgré lui.
Une mésaventure qu'il a su exploiter pour faire connaitre son sport.

C’était en avril dernier, lors de l’inauguration de la piscine olympique à Saint-Denis, devant le président de la République. Au moment où il ne fallait pas se rater, Alexis Jandard glisse de façon spectaculaire sur la planche du plongeoir. Une belle gamelle qui lui a laissé quelques stigmates sur la peau, mais rien de grave. Loin d’être abattu, il a même pris ça avec le sourire, poussant très loin l’autodérision, jusqu’à faire une vidéo explicative : "Comment rater son plongeon", vue plus de quatre millions de fois.

Alex, c'est quelqu'un qui est second, troisième degré. Il a cet humour, humour noir aussi parfois.
Clémence Monnery, entraîneuse nationale de plongeon

Avec ce buzz, l'athlète de 27 ans s’est fait un nom. Cela lui a aussi permis de populariser son sport. De quoi relativiser. "Ça arrive. Au plongeon, des chutes comme ça, ça arrive. Alors c'est arrivé à un moment où les étoiles se sont alignées. Il a fallu qu'il y ait toute la terre qui puisse avoir les yeux rivés sur moi", dit-il avec le sourire. Clémence Monnery, entraîneuse nationale de plongeon le confirme : "Alex, c'est quelqu'un qui est second, troisième degré. Il a cet humour, humour noir aussi parfois. Il est bon vivant en fait. Il n'est pas susceptible", affirme-t-elle.

Un plongeur chute lors de l'inauguration de la piscine olympique, le 4 avril 2024.
Un plongeur chute lors de l'inauguration de la piscine olympique, le 4 avril 2024. - METROPOLE DU GRAND PARIS / AFP

Il faut dire qu'Alexis Jandard a un don pour mettre de côté tout ce qui ne le fait pas avancer vers son objectif olympique. Enfant, il était gymnaste, mais son niveau est insuffisant pour intégrer l'équipe de France. Qu'à cela ne tienne, il ne se démonte pas et cherche une autre discipline. "Il y avait plusieurs options après la gym : il y avait le tumbling que j'adorais parce que j'étais très acrobate, très bon au sol. Mais ce n'était pas une discipline olympique. Il y avait le trampoline, mais je trouvais ça un peu dangereux si on retombe à côté. Alors que le plongeon, si on tombe, on arrive dans l'eau", sourit-il.

Pari réussi pour Alexis avec une médaille de bronze aux championnats du monde de plongeon l'an dernier. Et aujourd'hui, c'est l'un de nos meilleurs espoirs de médaille olympique. "J'étais très bon en acrobatie. L'avantage du plongeon, c'est que je n'ai que de l'acrobatie. J'ai enlevé toute la dimension un peu calvaire pour moi, qui est la gym, pour me concentrer uniquement sur ce que je savais vraiment faire", avance-t-il.

Au-delà de l'échéance olympique, le plongeur a une ambition : transmettre et déclencher des vocations pour sa discipline, souvent éclipsée par la natation. 


V. F | Reportage : Diane Mourgues et Pascal Marcellin

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