De nombreux agents de différents secteurs ont obtenu des primes pour la période des JO.
Les règles peuvent être subtiles et les négociations sont parfois toujours en cours.
Pour l'heure, qui des employés de la RATP ou de SNCF, des éboueurs, des policiers ou encore des gendarmes sont dans la meilleure position ?

Jusqu'à 1900 euros de prime pour travailler pendant les JO. Cette proposition de la SNCF aux cheminots interroge, est-ce vraiment justifié ? Cette somme sera-t-elle suffisante pour convaincre les syndicats ? Nous leur avons posé la question. Ils refusent de s'exprimer publiquement, mais concèdent être en phase de réflexion. Ils ont moins de deux semaines pour valider ou non l'accord. "Nous évaluons les propositions de la direction et consultons en interne", nous précise la CGT Cheminots. "Nous demandions que plus de salariés soient éligibles", indique Unsa-Ferroviaire.

Selon la SNCF, 50.000 cheminots toucheront cette prime : 30.000 en Île-de-France et 20.000 dans d'autres villes qui accueillent seulement quelques épreuves des JO.  Il y a quelques subtilités selon les cas. Par exemple sur un TER entre Orléans (où il n'y a pas d'épreuve) et Châteauroux (où aura lieu le tir sportif), les agents qui arrivent à Châteauroux, comme les conducteurs ou les contrôleurs, auront la prime. En revanche, pour ceux qui ont préparé le train, et qui sont restés à quai, à Orléans, rien du tout. Pour financer l'opération, la compagnie ferroviaire promet de ne pas toucher aux prix des billets. Elle piochera dans ses bénéfices.  

Jusqu'à 2500 euros pour les agents RATP

Par rapport aux autres professions, où les agents de la SNCF se situent-ils par rapport aux autres professions ? Si la prime de 1900 euros se confirme, ils obtiendraient autant que les policiers et gendarmes ainsi que les éboueurs. C'est en revanche moins que les agents de la RATP qui font la course en tête avec jusqu'à 2500 euros obtenus. Et dans le sprint final, ils pourraient être rejoints par les pompiers, pour lesquels des négociations sont en cours. Tous ces professionnels justifient leur demande par le surcroît d'activités pendant la période olympique.


La rédaction de TF1 | Reportage : Vincent Dépret, Laszlo Gelabert

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