Le Belem a quitté le port du Pirée, en Grèce, ce samedi matin avec la flamme olympique à son bord.
Au sein de l'équipage, figurent notamment seize jeunes Français chargés de surveiller cet emblème des Jeux.
Le célèbre trois-mâts doit arriver à Marseille le 8 mai.

La lumière des Jeux brûle déjà dans sa lanterne. Ce samedi matin, sur le port du Pirée, en Grèce, Tony Estanguet, président du comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris 2024, est venue confier avec soin la précieuse flamme olympique à l'équipage du Belem. Puis, à 9h50 précisément (heure de Paris), le navire emblématique, classé monument historique depuis 1984, a largué les amarres. Placée dans une lanterne fermée pour éviter tout incendie sur le célèbre trois-mâts en bois, la flamme traversera la Méditerranée ces douze prochains jours, pour atteindre Marseille (Bouches-du-Rhône), le 8 mai. 

Seize jeunes éclaireurs français à bord

À bord, trois gardiens se succéderont 24 heures sur 24 pour surveiller la flamme olympique, tels des gardes du corps. Seize jeunes Français, choisis pour leur mérite, apprendront à la raviver. Ces jeunes éclaireurs en ont d'ailleurs profité pour échanger avec Tony Estanguet sur leur mission – et sur la promiscuité – à bord d'un bateau né en 1896, l'année de création des Jeux olympiques de l'ère moderne.

"Quel très beau symbole, avec comme équipage des jeunes de tous les territoires français qui vont vivre le kif de leur vie. Ils s'en souviendront à jamais. C'est ça aussi, la magie des Jeux", se réjouit Tony Estanguet au micro de TF1. 

Une "petite pression"... Et le mal de mer

Ce matin, la tension commençait doucement à gagner ces jeunes équipiers. "Avec la cérémonie qu'on a vue hier, on se dit que c'est regardé, attendu", confie Nathan Le Normand, éclaireur de la flamme olympique, qui avoue ressentir "une petite pression". Dans certains cas, la pression se mêle au mal de mer. Mais à l'heure du chargement, le commandant du Belem, Aymeric Gibet, a tout prévu. "On a 19 kg de bananes", affirme-t-il, avant d'expliquer qu'en cas de naupathie, "la banane, c'est un des rares trucs qui passent"

L'équipage aura le temps de le vérifier. Tous ont entamé un périple de douze jours en mer via le canal de Corinthe, en Grèce, et la Sicile, en Italie. Une aventure qui les mènera jusqu'à Marseille, où sont attendues 150.000 personnes pour accueillir la flamme olympique.


N.K | Reportage : Sylvain Millanvoye, Bertrand Lachat, Jean-Philippe Hequette

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