Les Jeux olympiques de Paris sont un événement qui suscite autant d'excitation que d'appréhension.
Les restaurateurs situés dans des zones sensibles sont les plus préoccupés.
Les restrictions de circulation pourraient entraîner une forte diminution de leur chiffre d'affaires.

Malgré son grand sourire, Julia Chican, cofondatrice du Maslow à Paris, a une mauvaise nouvelle pour ses clients. C'est elle qui a décidé de fermer son restaurant pendant les huit jours juste avant les Jeux olympiques. Il sera trop compliqué pour ses clients d'accéder à son établissement, situé sur le quai de la Mégisserie et de la cérémonie d'ouverture. Le manque à gagner sera considérable. "On a un assez gros restaurant. On a plus de 200 places assises entre la terrasse et l'intérieur. Ça fait au moins 10.000 euros de chiffre d'affaires par jour", explique-t-elle dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Cela représente une perte totale de 80.000 euros.

Jeux de Paris : la grande Armada se prépare sur la SeineSource : JT 20h WE

Comme de nombreux autres cafés et restaurants, le Maslow se trouve au cœur du périmètre de sécurité. C'est le cas pour plusieurs sites touristiques majeurs de la capitale : le Trocadéro, les Tuileries, et l'île de la Cité. Du 18 au 26 juillet, toute la zone ne sera accessible qu'avec un QR code qu'il faut obtenir avant de venir. Une procédure complexe qui risque d'en décourager plus d'un. Pour l'obtenir, les touristes devront fournir une photo et une pièce d'identité, et même une preuve de réservation dans un restaurant. Ensuite, une enquête administrative sera lancée pour valider l'autorisation, qui pourra durer une semaine. Il sera donc impossible d'aller dîner à l'improviste dans ces secteurs.

Terrasses condamnées

C'est un coup dur pour les restaurateurs concernés. Certains vont aussi devoir enlever leurs terrasses, jugées trop proches des compétitions. C'est le cas du Café de l'Esplanade, avec ses 200 places extérieures, juste en face des épreuves de tir à l'arc. "Le plus gros de notre activité, c'est en été. Ce sont des mois mai, juin, juillet les plus forts, énormément de touristes. Si on n'a plus de terrasse, ça va être très compliqué pour nous", déplore son directeur, Nicolas Hébraud.

Selon la préfecture de police, environ 6 % des terrasses parisiennes seront touchées. Ce sont celles à proximité des épreuves ou sur le parcours de marathon. Les restaurateurs espèrent une indemnisation en cas de perte, qui pour l'instant n'est pas prévue.


La rédaction de TF1info | Reportage : G. Bertrand, R. Moquillon, D. Pires

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