Des milliers de Parisiens qui avaient mis leur appartement à la location pendant les JO sont déçus.
Beaucoup ont dû revoir leur rêve de fortune à la baisse.
Le 20H de TF1 revient sur cette chute des prix.

Comme des milliers d'autres Parisiens, Linda, propriétaire d'un appartement en plein cœur de Paris, n'arrive pas à le louer pour la période des Jeux olympiques. "J'ai mis l'appartement en location au mois de mars, donc quatre mois avant les JO en me disant que ce serait le bon timing pour avoir des locataires. Mais malheureusement, je crois que j'ai raté le coche", estime-t-elle dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

Linda comptait pourtant sur une aubaine financière et avait donc proposé son bien à 605 euros la nuit, soit trois fois plus cher que d'habitude. Mais face à l'absence de demande, elle a dû revoir ses ambitions à la baisse. "La semaine dernière, je l'ai passé à 405 euros. Je me disais que pour me donner des chances, il valait mieux baisser le prix un petit peu", dit-elle. Et c'est sans résultat pour le moment.

Le prix moyen d'une location a chuté de 32%

Son cas est loin d'être isolé. Ces six derniers mois, à Paris, le prix moyen d'une location pour les Jeux olympiques a chuté de 32%. Concrètement, un appartement loué en moyenne 1.050 euros la nuit en novembre coûte désormais 709 euros. La plateforme de location PAP a même vu certains prix littéralement s'effondrer. "Typiquement, on a un appartement, il y a quelques semaines, il était loué à 1000 euros par nuit et là, la propriétaire est passé à 1900 euros par semaine, ce qui fait 270 euros la nuit. Donc, elle a quasiment divisé son tarif par quatre pour trouver preneur", explique Corinne Jolly, présidente directrice générale de PAP. 

Les propriétaires n'hésitent pas non plus à mettre en avant des locations spéciales Jeux olympiques. Certains cartographient même les sites des épreuves sur leurs annonces. En vain. "Les touristes étrangers se sont organisés il y a un moment. Aujourd'hui, on est beaucoup sur des touristes français. Et les touristes français ne sont pas forcément prêts à payer 5.000 euros la semaine pour loger à Paris cet été", estime Corinne Jolly. Pour réussir à louer son bien, il fallait donc s'y prendre très tôt. Tel ce propriétaire d'un appartement dans le 4ᵉ arrondissement, qui a réussi à louer il y a un an uniquement son salon pour 550 euros la nuit, à des touristes américains.  

Les prix baissent, car beaucoup arrivent trop tard sur le marché, mais aussi parce que le nombre d'annonces ne cesse de flamber. C'est notamment le cas sur la plateforme Airbnb, leader du secteur. "Rien qu'en région parisienne, nous avons constaté une augmentation de près de 40 % des annonces au premier trimestre par rapport à l'année précédente", écrit-elle dans un communiqué. Mais alors les propriétaires finiront-ils par trouver preneur ? "On est clairement dans le ventre mou de la location. Peut-être que ça reprendra. Il y a toujours des gens qui loueront à la dernière minute", indique Séverine Amate, présidente d'Amate Réseaunance. Le marché est au ralenti, mais l'espoir est encore permis pour les propriétaires. À Londres, lors des Jeux de 2012, la demande avait bondi dans les cinq derniers jours.  


V. F | Reportage TF1 Arsène Gay et Bertrand Lachat

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