À Gray, le mystérieux suicide d’un prof qui embarrasse l’Education nationale

Le service METRONEWS
Publié le 1 juillet 2015 à 16h25
À Gray, le mystérieux suicide d’un prof qui embarrasse l’Education nationale

FAIT DIVERS - Un professeur de SVT de Haute-Saône, accusé par une ancienne élève d'avoir tenté de l'embrasser, s'est suicidé début juin. Les syndicats montent au créneau.

Pourquoi Franck, professeur de SVT au lycée Cournot de Gray, en Haute-Saône, s’est-il suicidé ? La question est sur de nombreuses lèvres dans l’académie de Besançon depuis la révélation de sa mort par la presse locale, dont l’ Est républicain , en début de semaine. Le décès de l’enseignant remonte au début du mois, dans la nuit du 7 au 8 juin, quelques jours après avoir tenté de mettre fin à ses jours, mais n’a été rendu public que bien plus tard.

Le 2 juin, après avoir fait passer des oraux du bac, l’enseignant de 50 ans a été convoqué par le proviseur de l’établissement. Loin d’une réunion informelle, l’homme s’est retrouvé, outre le chef d’établissement, devant le proviseur adjoint, l’intendant et un CPE qui l’ont informé qu’il était visé par une plainte d’une lycéenne. La jeune fille de 18 ans assure qu’il lui aurait fait des avances en 2012, alors qu’elle était dans sa classe, et qu’il aurait tenté de l’embrasser. Faux, se défend l’enseignant, qui évoque des échanges de SMS à une adolescente en détresse, et rien de plus. La réunion se termine... et Franck mettra fin à ses jours quelques heures plus tard.

Un rendez-vous jugé improvisé par les syndicats

Pour plusieurs syndicats, dont Sud éducation et SNES-FSU, le suicide de l’enseignant et les faits reprochés sont directement liés. Contactés par metronews, ils dénoncent un rendez-vous brouillon et psychologiquement brutal : "Franck ne connaissait pas l’objet de la convocation ce qui ne lui a pas laissé la possibilité de se faire accompagner. Il a été pris au dépourvu et s’est retrouvé face à 4 personnes de sa hiérarchie [...] À la fin, le seul soutien qui lui a été apporté a été de lui demander s'il avait une assurance pour préparer sa défense". "Notre collègue a pris peur. Il a pensé qu’il n’allait pas pouvoir se défendre", embraye un second délégué syndical.

Contacté par metronews pour connaître la teneur exacte de la plainte déposée, le parquet de Vesoul n’a pas retourné nos appels. En plein déménagement, le procureur est actuellement injoignable. Au rectorat, on n’est guère plus loquace et on renvoie à la tenue d’une réunion sur ce sujet ce mercredi, en fin d’après-midi, avec les syndicats, avant toute déclaration sur le sujet. Une réunion où les détails de l’affaire et le déroulé de la réunion devraient être évoqués.


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