Accusations de viol contre Gérald Darmanin : non-lieu confirmé en appel, la plaignante se pourvoit en cassation

Publié le 24 janvier 2023 à 9h34
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Depuis 2017, Sophie Patterson-Spatz accuse publiquement le ministre de l'Intérieur de l'avoir violée à Paris en 2009.
Dans cette affaire, un non-lieu, prononcé en juillet au bénéfice de Gérald Darmanin, a été confirmé en appel.
La plaignante a décidé de se pourvoir en cassation.

Sophie Patterson-Spatz ira jusqu'en Cassation. À la suite de la décision de la part de la cour d'appel de Paris de valider le non-lieu rendu en juillet dernier au bénéfice du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, la plaignante Sophie Patterson-Spatz, qui l'accuse de viols depuis 2017, a décidé d'un pourvoi en Cassation, a annoncé son avocate, Me Élodie Tuaillon-Hibon.

Des accusations portées depuis 2017

"En avant pour la cassation avant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui mettra à la France, c'est absolument certain, la gifle qu'elle mérite depuis longtemps sur ce dossier en particulier, et sur le sujet des violences sexuelles", a-t-elle ajouté sur Twitter, avec le mot-dièse de ralliement des soutiens à sa cliente, #SophieOnTeCroit.

À l'annonce de la décision de justice, les avocats de Gérald Darmanin, Mathias Chichportich et Pierre-Olivier Sur, avaient quant à eux souligné que "pour la cinquième fois en bientôt six ans, la justice affirme qu’aucun acte répréhensible ne peut être reproché à Monsieur Gérald Darmanin".

"Saisies de l'intégralité du dossier, trois magistrates de la cour d'appel de Paris confirment aujourd'hui cette position déjà adoptée par quatre autres magistrates, dont deux juges d'instruction différentes", ont-ils insisté. Cette affaire a pesé sur l’action de Gérald Darmanin au gouvernement depuis 2017, d'abord aux Comptes publics puis à l’Intérieur depuis juillet 2020. Des manifestations pour exiger sa démission étaient régulièrement organisées lors de ses déplacements. 

Lire aussi

Depuis 2017, Sophie Patterson-Spatz l'accuse publiquement de viol pour des faits qui se seraient produits à Paris en 2009. À l'époque, la plaignante s'était adressée à celui qui était alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (devenu LR depuis), pour obtenir un appui alors qu'elle souhaitait faire réviser une condamnation de 2005 pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon. S'il s'était engagé à rédiger une lettre, il aurait demandé une relation sexuelle en échange.

Le ministre comme la plaignante reconnaissent un rapport sexuel, mais Sophie Patterson-Spatz estime avoir été contrainte de "passer à la casserole" tandis que le ministre de l'Intérieur affirme avoir "cédé aux charmes" d'une plaignante "entreprenante". Elle s’était décidée à porter plainte après sa nomination au gouvernement, en mai 2017. À la suite du non-lieu prononcé en juillet dernier, elle avait annoncé faire appel de la décision.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info