Adolescent agressé à Lyon : le parquet livre une version différente de celle de la famille

La rédaction de LCI
Publié le 26 août 2020 à 23h37
Adolescent agressé à Lyon : le parquet livre une version différente de celle de la famille

Source : istock

AGRESSION - Vendredi 21 août, un adolescent de 17 ans a été agressé à Lyon alors qu'il tentait de prendre la défense de jeunes filles. Le parquet ne retient pas pour l'instant le scénario du passage à tabac, que défend la famille de la victime.

L'agression d'un adolescent de 17 ans près de la place Bellecour, à Lyon, vendredi 21 août au soir a suscité une forte indignation sur les réseaux sociaux dans les jours qui ont suivi. Et pour cause, la famille évoquait un passage à tabac pour celui dont le frère avait témoigné après l'agression avoir voulu défendre un groupe de filles face à des harceleurs. Ce mercredi 26 août, le parquet a livré les premiers éléments de son enquête, ouverte suite à la plainte de la famille pour "violences en réunion", qui ne s'accordent pas avec la version de cette dernière.

Deux des jeunes filles faisant partie du groupe dont le plaignant dit avoir pris la défense "ont expliqué que ce dernier était intervenu alors qu'il pensait qu'elles se faisaient importuner". Mais que "ces jeunes, bien qu'insistants, ne faisaient pas montre d'agressivité à leur égard", a indiqué le parquet, confirmant la version d'une des jeunes filles, interrogée par CheckNews. S'agissant des coups portés, le parquet a ajouté qu'"alors que la tension semblait s'apaiser, le plaignant recevait de la part d'un des individus un coup de poing au niveau du visage. Le groupe de jeunes gens quittait ensuite rapidement les lieux". La victime, elle aussi entendue dans le cadre de l'enquête, a assuré avoir reçu un coup dans la mâchoire et eu "le sentiment" d'en recevoir un autre, mais sans en être certain, toujours selon le parquet. 

Une version différente livrée par le frère de la victime

Deux jours après l'agression, le frère du jeune homme avait pourtant livré une version différente dans un message sur Facebook, qu'il a depuis supprimé : "Un groupe de cinq racailles colorées (sic) a commencé à agresser des filles. (...) Voyant cela, mon petit frère Augustin de 17 ans a pris leur défense en retenant ces individus le temps qu'elles rentrent à l'abri dans le Monoprix. À cinq contre lui (...) ils l'ont fracassé gratuitement sans que personne n'intervienne, ni pour les filles, ni pour lui." 

C'est justement ce témoignage qui avait créé la colère de certains internautes et fait réagir des responsables politiques, principalement de droite et d'extrême droite. "Le courage admirable du jeune Augustin mérite que la violence de ses agresseurs soit frappée lourdement. La place Bellecour ne peut pas être abandonnée à des bandes de sauvages. Il faut refuser cette soumission", avait par exemple martelé Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Après les faits, la victime a été opérée et s'était vu prescrire 21 jours d'incapacité temporaire de travail (ITT). Ce mercredi, un médecin légiste a constaté une "fracture mandibulaire" et une "lésion dentaire", blessures jugées "compatibles avec un coup unique porté au niveau du visage". L'enquête se poursuit pour identifier l'auteur des coups portés, a précisé le parquet.


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