Alisha, 14 ans, morte noyée après une altercation à Argenteuil

Adolescente morte noyée à Argenteuil : une cellule d'écoute mise en place dans le lycée de la victime

Maxence GEVIN
Publié le 9 mars 2021 à 16h39, mis à jour le 9 mars 2021 à 21h49
Adolescente morte noyée à Argenteuil : une cellule d'écoute mise en place dans le lycée de la victime

Source : DENIS CHARLET / AFP

FAITS DIVERS - Au lendemain du décès d'Alisha, 14 ans, morte noyée lundi soir à Argenteuil, l'académie de Versailles a annoncé l'ouverture d'une "cellule d'écoute pour les élèves" dans le lycée où elle était scolarisée.

Tenter d'atténuer le choc. L'académie de Versailles a annoncé ce mardi l'ouverture d'une "cellule d'écoute pour les élèves" ainsi qu'un "accompagnement auprès des personnels" du lycée Cognacq-Jay d'Argenteuil au lendemain du décès d'Alisha, une élève de 14 ans, retrouvée noyée dans la Seine à la suite d'un différend avec deux autres jeunes, eux aussi scolarisés dans l'établissement. Selon plusieurs sources, elle était victime de harcèlement.

En plus des "personnels écoutants", une "représentante de la direction académique du Val-d'Oise" a également été dépêchée sur place. Dans son communiqué, l'académie de Versailles exprime sa "plus vive émotion" face à ce drame et "son plein soutien à la famille de la victime, à ses camarades et aux personnels de l'établissement". 

Tristesse et incompréhension

L'incompréhension et la tristesse régnaient mardi matin devant le lycée. "C'était une fille avec le sourire. On ne peut pas mourir comme ça à 14 ans, c'est grave", déplore Ali, élève en seconde. "On nous a prévenus en classe ce matin", explique Clara, 17 ans, à l'AFP. "Elle était sympa. On ne la connaissait pas personnellement mais on lui parlait", ajoute-t-elle, affirmant que les deux mis en cause, qui ont été interpellés dans la nuit et placés en garde à vue, devaient passer en conseil de discipline.

Plusieurs élèves estiment que le conflit entre la victime et ses meurtriers présumés aurait commencé avant les dernières vacances scolaires, quand des photos de la victime "en sous-vêtements" ont circulé sur Snapachat. "L'autre fille (interpellée, ndlr) a tourné dans les réseaux sociaux que c'était une pute. Cela n'a pas plu à la victime et ça a dégénéré. C'est parti en bagarre", précise une élève de Terminale, qui requiert l'anonymat. "La victime m'a parlé, elle m'a dit qu'elle se faisait harceler. Je l'ai vu se battre avec celle qui la harcelait devant les toilettes" la semaine dernière, indique-t-elle encore en pleurs. 


Maxence GEVIN

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