Visé par une enquête pour viol, Christophe Girard se met "en retrait" du Conseil de Paris

La rédaction de LCI
Publié le 18 août 2020 à 12h39, mis à jour le 18 août 2020 à 18h28
Visé par une enquête pour viol, Christophe Girard se met "en retrait" du Conseil de Paris

Source : Bertrand GUAY / AFP

JUSTICE - Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire à la suite des accusations de viol qui visent l'ancien adjoint à la culture à la mairie de Paris, faites par un homme qu'il avait rencontré en Tunisie.

Deux jours après les déclarations d'Aniss Hmaïd faites au The New York Times et mettant en cause Christophe Girard, le parquet de Paris a ouvert ce mardi 17 août 2020 une enquête préliminaire du chef de "viol par personne ayant autorité". L'ex-adjoint à la maire de Paris, poussé à la démission pour ses liens avec l'écrivain controversé Gabriel Matzneff, est accusé d'abus sexuels par le quotidien américain. 

Dans la foulée, l'ex-adjoint à la maire de Paris Christophe Girard a annoncé mardi sa décision de se mettre en retrait de la majorité au sein du Conseil de Paris, dans une déclaration transmise à l'AFP par son avocate : "Par souci de sérénité et du bon fonctionnement de la majorité au sein du Conseil de Paris, j'ai proposé à Anne Hidalgo (la maire de Paris, ndlr) et à Rémi Féraud, président du groupe Paris en commun (structure de campagne de Mme Hidalgo, ndlr), ma mise en retrait le temps de l'enquête préliminaire et pour mieux me défendre", a déclaré celui qui reste élu au Conseil et au conseil municipal du XVIIIe arrondissement.

Des dénonciations et des faits contestés par Christophe Girard

Dans son témoignage, un homme de 46 ans d'origine tunisienne, a affirmé au New York Times avoir été entraîné par M. Girard dès leur rencontre en Tunisie, quand il avait 15 ans, dans une relation abusive de près de dix ans qui lui a laissé "des blessures psychologiques durables". 

Les investigations ouvertes par le parquet de Paris ont été confiées à la brigade de protection des mineurs (BPM) de la direction régionale de la police judiciaire. "Elles s’attacheront à déterminer avec exactitude si les faits dénoncés sont susceptibles de caractériser une infraction pénale et si, au vu de leur ancienneté, la prescription de l’action publique est acquise", indique le procureur de la République, Rémy Heitz.

Par la voix de son avocate, "Christophe Girard conteste ces dénonciations et ces faits avec la plus grande fermeté", a indiqué dans un communiqué transmis à l'AFP  Me Delphine Meillet, affirmant qu'elle engagera des poursuites pour "dénonciation calomnieuse" contre cet article. 

Anne Hidalgo, "solidaire des victimes"

Ce mardi soir, la maire de Paris Anne Hidalgo a réagi sur l'ouverture de cette enquête préliminaire : "Je me satisfais de l'enquête préliminaire qui s'ouvre et qui permettra à la victime de s'exprimer, de participer à la manifestation de la vérité compte tenu de la gravité des faits reprochés à Christophe Girard" a-t-elle tweeté. 

"En tant que Maire de Paris et militante féministe pour l’égalité des droits, je réaffirme mon soutien indéfectible à toutes les victimes de viols et d’agressions sexuelles et serai toujours à leur côté" poursuit-elle, avant de conclure : "Je crois à l’État de droit et ai toute confiance en la justice de mon pays et souhaite que cette enquête se déroule sereinement afin que la vérité judiciaire soit établie."


La rédaction de LCI

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