Affaire des "écoutes" : Nicolas Sarkozy condamné en première instance

Affaire des "écoutes" : le procès en appel de Nicolas Sarkozy se tiendra du 28 novembre au 14 décembre

M.G avec AFP
Publié le 24 janvier 2022 à 16h55
Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République.

Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République.

Source : AFP

La Cour d'appel de Paris a fixé à la fin d'année le nouveau procès de l'ancien président de la République dans le cadre de l'affaire des "écoutes".
L'avocat, Thierry Herzog, et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert comparaîtront également devant les juges.
En première instance, l'ex-chef d'État avait écopé de trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence.

L'ancien pensionnaire de l'Élysée est fixé. Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite des "écoutes" se tiendra du 28 novembre au 14 décembre 2022, a annoncé lundi la cour d'appel de Paris. L'avocat de l'ex-président de la République, Thierry Herzog, et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert sont également convoqués à ces dates. L'audience se déroulera sur neuf journées entières ou demi-journées, les 28, 29 et 30 novembre, ainsi que les 5, 6, 7, 12, 13 et 14 décembre. 

Le 1er mars dernier, Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence. Une décision d'une sévérité sans précédent pour un ancien chef de l'État. L'intéressé a toujours affirmé n'avoir jamais commis "le moindre acte de corruption"

Pour rappel, dans cette affaire également appelée affaire "Bismuth", le tribunal correctionnel avait estimé qu'un "pacte de corruption" avait été conclu entre Nicolas Sarkozy, son avocat et l'ex-haut magistrat Gilbert Azibert. Les juges ont notamment mis en avant la promesse de l'ancien président d'appuyer la candidature de Gilbert Azibert pour un poste de prestige à Monaco, en échange d'informations privilégiées, voire d'une influence sur un pourvoi en cassation qu'il avait formé. 

Une interprétation aux antipodes de la version de la défense, laquelle s'était insurgée contre un dossier basé sur des "fantasmes" et des "hypothèses" et avait plaidé à l'unisson la relaxe. Nicolas Sarkozy s'était alors dit victime d'une "injustice profonde" et avait assuré qu'il se "(battrait) jusqu'au bout pour que la vérité triomphe"


M.G avec AFP