Affaire "Jacquie et Michel" : le propriétaire du site porno mis en examen pour complicité de viol

Publié le 18 juin 2022 à 8h42
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Source : Sept à huit

Le propriétaire du site pornographique "Jacquie et Michel" a été mis en examen vendredi.
Il a été placé sous contrôle judiciaire.
Trois autres hommes sont également concernés.

Michel Piron devant la justice. Le propriétaire du site pornographique "Jacquie et Michel" a été mis en examen vendredi, notamment pour complicité de viol. L'homme de 64 ans a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de dérives dans le porno amateur.

Interpellé mardi avec son épouse et trois autres hommes, Michel Piron, 64 ans, a été mis en examen à l'issue de 72 heures de garde à vue pour complicité de viol et traite d'être humain en bande organisée. Il a été placé sous contrôle judiciaire et a donc pu ressortir libre du tribunal, alors que le parquet avait requis son placement en détention provisoire.

Son épouse placée sous le statut de témoin assisté

Les trois autres hommes - un ancien acteur et deux anciens réalisateurs - ont également été mis en examen dans ce dossier, pour viols, complicité de viol, proxénétisme en bande organisée et traite d'être humain en bande organisée. L'un d'eux est aussi poursuivi pour complicité de viol avec acte de torture et de barbarie. Il a été placé en détention provisoire. L'épouse de Michel Piron, Araceli, a quant à elle été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté et est donc ressortie libre vendredi du tribunal judiciaire de Paris.

Dans un communiqué, Me Nicolas Cellupica, avocat du groupe Arès, présidé par Michel Piron et détenteur du site pornographique, a affirmé qu'il était reproché à son client "des faits -contestés - concernant une seule plaignante, en 2013". "L'infraction de proxénétisme n'a pas été retenue à son encontre", ajoute-t-il, annonçant par ailleurs que Michel Piron avait décidé de quitter le groupe le temps de cette procédure.

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En juillet 2020, le parquet avait ouvert une enquête confiée à la police judiciaire parisienne, après un signalement adressé par Osez le féminisme, les Effronté-es et le mouvement du Nid. Ces trois associations relayaient les témoignages de plusieurs actrices qui assuraient avoir été contraintes à des "pratiques sexuelles "hors normes et douloureuses'" alors qu'elles n'étaient pas consentantes. Ce signalement avait suivi la diffusion en février par le site Konbini d'une vidéo intitulée "les coulisses sordides du porno amateur", dans laquelle deux femmes témoignaient de ces pratiques.


La rédaction de TF1info

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