L'affaire Pegasus, un espionnage au niveau mondial

Affaire Pegasus : enquête du parquet de Paris sur l’espionnage de journalistes

La rédaction de LCI
Publié le 20 juillet 2021 à 11h17
Affaire Pegasus : enquête du parquet de Paris sur l’espionnage de journalistes

Source : PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

JUDICIAIRE - Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris au sujet de l’espionnage supposé de journalistes de Mediapart par le logiciel Pegasus.

Après les premières révélations du consortium de rédactions internationales du "Projet Pegasus", le volet judicaire s’ouvre. Dans un communiqué, le parquet de Paris annonce ce mardi 20 juillet avoir ouvert une enquête sur l’espionnage supposé de journalistes français par un logiciel espion pour le compte de l’État marocain. 

Une possible plainte du Canard Enchaîné

L’enquête a été ouverte par le procureur pour des chefs d’"atteinte à l'intimité de la vie privée", "interception de correspondance", "accès frauduleux" à un système informatique ou encore "association de malfaiteurs". Des investigations qui sont confiées à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC), précise le communiqué. Elles font suite au dépôt de plainte du site Mediapart après que son fondateur et directeur Edwy Plenel et la journaliste Lénaïg Bredoux ont été espionnés par les autorités marocaines via le logiciel Pegasus, selon le consortium. 

"Il ne s’agit pas d’une 'simple' écoute téléphonique ou d’un 'classique' piratage d’une messagerie, mais d’un véritable changement de paradigme dans la collecte (légale ou illégale) de données", a argué le site sur son compte Twitter après avoir déposé plainte, qui voit dans cette affaire "un nouveau scandale mondial sur la surveillance qui est mis au jour". En parallèle, le Canard Enchaîné envisage de porter plainte à son tour, tandis que son ancienne collaboratrice Dominique Simmonnot, aujourd'hui contrôleure générale des lieux de privation de liberté, a été espionnée. 

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Au total, 50.000 personnes à travers le monde ont pu voir leur téléphone piraté par le logiciel de la société israélienne de sécurité informatique NSO Group, toujours pour le compte de pays : sont cités dans l'enquête le Maroc, le Mexique, l’Arabie Saoudite ou encore la Hongrie, seul pays européen. De son côté, le Maroc se défend de ces accusations, tout comme NSO Group qui assure n’avoir aucune idée des intentions de ses clients.


La rédaction de LCI

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