Deux jeunes de 15 et 18 ans "manifestement acquis à l'idéologie djihadiste" ont été arrêtés et mis en examen dimanche, d'après le Parquet national antiterroriste.
Ils ont échangé "sur les réseaux sociaux durant plusieurs semaines" à propos de potentielles attaques.
Le plus âgé a été placé en détention provisoire tandis que l'adolescent de 15 ans a été placé sous contrôle judiciaire.

Deux nouvelles arrestations dans un dossier antiterroriste. Deux jeunes de 15 et 18 ans "manifestement acquis à l'idéologie djihadiste" ont été arrêtés et mis en examen dimanche, a indiqué, vendredi 17 mai, le Parquet national antiterroriste (Pnat) à TF1-LCI, confirmant une information de RTL. "Ces deux individus, originaires respectivement des régions Grand Est et Occitanie, ont échangé sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines, évoquant des projets d’attaques coordonnées à court terme", a précisé la même source.

Le suspect de 18 ans placé en détention provisoire

Les discussions entre les deux suspects se sont étalées "durant plusieurs semaines", a précisé le parquet. Le jeune homme, âgé de 18 ans, a été placé en détention provisoire tandis que l'adolescent de 15 ans a été placé sous contrôle judiciaire. "Les investigations, confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), se poursuivent dans le cadre de l'information judiciaire sur ces projets et en particulier sur l'implication respective des personnes mises en examen", a ajouté le Pnat à TF1/LCI. 

Selon RTL, qui cite une source proche du dossier, l'intention réelle des deux jeunes hommes à commettre des attaques reste à déterminer plus précisément. Toujours selon les informations de la radio privée, la radicalisation du plus jeune interpellé ne date que de quelques mois. Les deux suspects sont donc désormais poursuivis pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteinte aux personnes".

Le magistrat Jean-François Ricard, qui vient de quitter ses fonctions de procureur antiterroriste, évoquait dans une interview à l'AFP fin mars l'apparition d'une "nouvelle génération" à côté des "vétérans du djihad". Selon le spécialiste, de "très jeunes" majeurs, voire des mineurs, sont désormais de plus en plus "impliqués dans des projets d'action violente" et "en lien avant tout par des réseaux sous forme numérique". Depuis début 2024, en comptant ce nouveau dossier, au moins sept adolescents ou jeunes hommes âgés de 14 à 18 ans et soupçonnés d'être inspirés par les thèses djihadistes ont été mis en examen.


T.A. avec AFP et le service police-justice de TF1-LCI

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