Arnaques au compte personnel de formation : plus de 400 enquêtes ouvertes en France

I.N
Publié le 18 novembre 2022 à 11h40
JT Perso

Source : JT 20h WE

Les arnaques au compte personnel de formation (CPF) se multiplient.
Entre le 1er janvier 2021 et le 30 juin 2022, plus de 400 enquêtes auraient été ouvertes, rien qu'en zone couverte par la gendarmerie.

Les comptes personnels de formation (CPF) attirent toujours les escrocs. Le CPF, qui existe depuis le 1er janvier 2019, permet à toute personne active d'acquérir des droits à la formation en euros et non plus en heures, via une plateforme en ligne. En près de trois ans, cinq millions de personnes ont été formées pour un coût total de sept milliards d'euros, selon la Caisse des dépôts (CDC) chargée de rémunérer les organismes de formation. Le compte est abondé de 500 euros chaque année, avec un plafond à 5000 euros.

Cette initiative est aussi devenue un terrain de jeu pour les malfaiteurs : coquilles vides se faisant passer pour des sociétés de formation pour siphonner l'argent public, formations surfacturées, démarchage agressif, usurpation d'identité... Les soupçons de fraude se multiplient. D'après nos confrères de RTL, 440 enquêtes ont été ouvertes pour escroquerie, selon un décompte du Service central de renseignement criminel (SCRC) de la gendarmerie.

"Il y a un chiffre noir"

Ce total, qui dénombre les procédures ouvertes en l'espace de 18 mois, entre le 1er janvier 2021 et le 30 juin 2022, demeure sans doute sous-estimé. D'abord, il ne prend en compte que les zones couvertes par la gendarmerie. Surtout, tous les Français arnaqués au CPF ne se présentent pas devant la justice. "Nous sommes conscients qu'il y a un chiffre noir", déplore auprès de RTL le général Fabrice Bouillé, qui dirige le SCRC : "Celui des particuliers qui ne déposent pas plainte."

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Pour lutter contre les abus, la justice met les bouchées doubles. Rien que jeudi 17 novembre, dix personnes ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée, a appris l'AFP de source judiciaire. Elles sont soupçonnées d'être impliquées dans deux réseaux, possiblement liés, qui obtenaient frauduleusement depuis 2021, grâce à des sociétés de formation fictives, de l'argent de la Caisse des dépôts pour un préjudice total estimé à 8,2 millions d'euros.


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